dimanche 8 novembre 2009

Institution au lectorat


Nous vivons ici à Brasilia nos dernières semaines de cours avant les vacances de Décembre et de Janvier. Beaucoup préparent les ordinations diaconales et presbytérales à venir. Et il y en a pas mal en perspective. J'aurais l'occasion d'y revenir.

La fin d'année est également propice pour célébrer les étapes décisives qui jalonnent le parcours de tout futur prêtre. Vendredi soir, ce sont donc quatre séminaristes de l'archidiocèse de Brasilia qui ont  été institués lecteurs par Dom João, archevêque de Brasilia. Les séminaristes des autres diocèses représentés au séminaires seront institués lecteurs dans leurs diocèses respectifs.







Belle cérémonie toute simple, en présence des familles proches de chacun des quatre séminaristes. Messe solennelle suivie d'un dîner tout aussi solennel comme il se doit.

Le lectorat est un ministère de l'Eglise, définit de la sorte par le Pape Paul VI :
« Le lecteur est institué pour la fonction de lire la Parole de Dieu dans l’assemblée liturgique. Afin de s’acquitter de ces fonctions d’une manière toujours plus convenable et plus parfaite, il doit méditer assidûment les Saintes Écritures. Le lecteur, conscient de la charge qu’il a reçue, doit tendre de toutes ses forces, en s’aidant de tous les moyens nécessaires, à acquérir davantage chaque jour l’amour profond et la connaissance de la Sainte Écriture, grâce auxquels il deviendra plus parfaitement le disciple du Seigneur » (Paul VI, Ministeria Quaedam).

samedi 7 novembre 2009

La Cathédrale de Brasilia


C'est le plus grand édifice religieux de la capitale brésilienne. Elle a été construite entre 1958 et 1960 par l'architecte Oscar Niemeyer, et a été consacrée comme cathédrale métropolitaine le 31 Mai 1970, sous le vocable de Nossa Senhora de Aparição de Brasilia.

La cathédrale est un édifice circulaire de 70 mètres de diamètre, avec 16 colonnes incurvées alternées avec 16 pièces qui composent la verrière en fibre de verre peinte par Marianne Peretti.
L’entrée souterraine de la cathédrale est encadrée par les statues des quatre évangélistes. Chacune d'entre  elles mesure 3 mètres de haut, et a été sculptée par Dante Croce.








La nef a été construite en sous-sol et elle est éclairée par la lumière naturelle provenant des vitraux. Suspendus sous la verrière, trois anges réalisés en bronze par le sculpteur Alfredo Ceschiatti semblent voler dans les airs. On peut également voir à l’intérieur des peintures de l’artiste brésilien Di Cavalcanti représentant la Passion du Christ. L’autel est la réplique de celui du sanctuaire marial d’Aparecida do Norte à Sao paulo. Dans la crypte se trouve une reproduction du Saint Suaire de Turin. Enfin, à l'extérieur de la cathédrale, un clocher avec quatre cloches offertes par l'Espagne complète l’ouvrage.

La cathédrale de Brasilia  peut accueillir 2 000 personnes. Elle subit en ce moment une sérieuse rénovation en vue du prochain Congrès eucharistique nationale en Mai prochain.

vendredi 6 novembre 2009

Visite du centre de Brasilia


Le 2 Novembre est un jour férié au Brésil. J'en ai profité pour visiter le centre-ville. Je vous montrerai peu à peu les principaux monuments de la ville.

Comme je l'ai expliqué dans un précédent message, la ville a été fondée il y a 49 ans par le Président Juscelino Kubitschek, qui voulait redonner de l'importance au centre du pays, trop souvent délaissé au profit des villes de la côte. Le maître d'oeuvre du projet a été l'urbaniste Lucio Costa, qui a imaginé le Plan pilote, ou plan d'ensemble en forme d'avion, le tout inscrit dans un lac artificiel.

Les quartiers résidentiels sont fonctionnels et s'auto-suffisent avec des centres commerciaux, des écoles et des parcs de proximité. Les principaux bâtiments sont l'œuvre de l'architecte Oscar Niemeyer.
La ville s'organise autour de deux axes perpendiculaires l'Eixo monumental et l'Eixo Rodoviario; ou Eixão.







Le premier, orienté est-ouest, coupe la ville en deux parties symétriques. Il est considéré comme la plus large avenue du monde, avec 250 mètres séparant ses deux fois six voies au point le plus large. Vu du ciel, il représente le fuselage de l'avion. A sa pointe est se situe la majestueuse Place des Trois Pouvoirs (législatif avec le Congresso Nacional, exécutif avec le Palacio do Planalto, et judiciaire avec le Supremo Tribunal Federal).

L'Eixão traverse la ville du nord au sud. Vue du ciel, elle représente les ailes de l'avion. Les deux ailes, organisées en superquadras le long de l'axe, regroupent 300 000 habitants.

Au croisement, se trouvent le terminal de métro et la gare autoroutière.

jeudi 5 novembre 2009

La mission en Amazonie


L'Amazonie est le plus grand domaine forestier du monde, avec une superficie de 4 500 000 km2 (soit 7 fois la France). Elle s'étend sur 6 pays (Brésil, Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou, Venezuela).
C'est aussi le plus grand bassin hydrographique du monde, qui occupe la moitié de la surface du Brésil, et 9 états fédéraux brésiliens.

Les besoins missionnaires y sont immenses. Longtemps préoccupation majeure des grandes congrégations missionnaires d'Europe occidentale, ce sont peu à peu les missionnaires d'autres pays de première évangélisation qui prennent le relais, et les diocèses brésiliens eux-mêmes.

La mission de l'Amazonie est une priorité pour la Conférence épiscopale brésilienne, avec une commission épiscopal pour l'Amazonie, et une semaine nationale de prière, organisée cette année du 25 au 31 octobre, dernière semaine du mois de la Mission.





De nombreux diocèses brésiliens parrainent l'une ou l'autre mission amazonienne.

C'est le cas de l'archidiocèse de Brasilia, qui possède une mission au nord du Brésil. Chaque année, il envoie une équipe de missionnaires, composée de prêtre, de séminaristes et de laïcs pour une période de deux ans.

Aujourd'hui, nous accueillons un diacre qui vient de passer deux ans là-bas, et nous avons fait une quête samedi dernier au cours de la Messe communautaire, pour soutenir les deux séminaristes de la communauté qui partiront là-bas en février prochain.

L'archevêque de Brasilia et d'autres prêtres vont régulièrement y passer quelques jours pour garder un lien fort et privilégié tant avec les missionnaires diocésains qu'avec les membres de la communauté paroissiale. C'est aussi un moyen pour estimer les besoins de la Mission, comme par exemple l'achat d'un nouveau bateau pour les besoins de la mission.

mercredi 4 novembre 2009

WE en paroisse



Le WE dernier était marqué par la célébration des confirmations le Dimanche de la Toussaint.

Le samedi soir, j'ai terminé ma visite des groupes de jeunes sur la thématique de la mission. Je devrais commencer un nouveau le WE du 7-8 Octobre sur la thématique des vertus.
Après cet exposé, j'aurais dû présider mon deuxième mariage de mon jeune ministère diaconal. Mais au dernier moment, le couple s'est désisté. C'est une chose courante au Brésil.

Dimanche matin, à 9h30, 61 jeunes ont donc été confirmés dans la paroisse. En moyenne, il y a trois célébrations de confirmation par année dans la paroisse, avec à chaque fois plus de 50 personnes, soit plus de 150 personnes qui reçoivent ce beau sacrement de la confirmation.

Les jeunes avaient été préparés la semaine précédente par une retraite de trois jours. Durant la semaine, ils se sont tous confessés auprès du curé de la paroisse.




La messe de confirmation était présidée par un curé de Brasilia, mandaté par l'archevêque de Brasilia. En effet, de nombreuses autres confirmations avaient lieu le même jour dans les autres paroisses de Brasilia.
Une belle célébration, bien préparée et priante.

Le soir, j'ai présidé une célébration de la Parole dans l'une des chapelles de la paroisse, avant d'aller dîner dans un fast-food brésilien avec un couple de la paroisse, parents d'un séminariste.

mardi 3 novembre 2009

Figures de sainteté au Brésil : Saints Roque Gonzales de Santa Cruz et ses compagnons Alfonso Rodrigues et João de Castilho


Ces trois prêtres jésuites sont les premiers saints du Brésil, tous trois canonisés par le Pape Jean-Paul II le 16 Mai 1988.

Le Père Roque Gonzales est originaire du Paraguay et ses deux compagnons sont espagnols.

Ils furent tous trois parmi les premiers évangélisateurs des terres du Sud du Brésil, qui constituent aujourd'hui
l'état du Rio Grande do Sul, plus particulièrement auprès des peuples Guaranis.


Le Père Roque Gonzales arrive en 1619 dans son lieu de mission, et commence son travail d'évangélisation. Au bout de sept années de négociations, avec le chef Guarani Nheçu, il peut enfin établir une mission ou réduction à São Nicolau le 3 Mai 1626, date qui marque la naissance de la première communauté chrétienne colonisée, à l'est du fleuve Uruguai.

Dans la foulée, il fonde de nombreuses communautés chrétiennes entre autres Assunção et Todos os Santos do Caaro.

Après plus de deux années d'intense travail missionnaire, le Père Roque Gonzales et ses deux compgnons Afonso Rodrigues et João de Castilho sont arrêtés en novembre 1628 à Caibaté par un groupe d'indigènes refusant l'évangélisation chrétienne. Ils meurent tous trois après avoir subi d'affreuses tortures. Un indien catéchumène Cacique Adauto essaya de défendre les Pères jésuites, mais il fut lui aussi assassiné.

Aujourd'hui, à Caibaté, se trouve le sanctuaire des Saints Martyrs où se rendent de nombreux pèlerins, et plus particulièrement le troisième Dimanche de Novembre, où est organisé un grand pèlerinage à la mémoire de ces saints.

La vie de ces saints martyrs a entre autres inspiré le film Mission, palme d'or du festival de Cannes en 1986.

lundi 2 novembre 2009

Merveille de la Création : O Caju


Je profite de ce blog pour vous faire découvrir un peu la faune et la flore brésiliennes, très riches et diversifiées.

Au Brésil, le caju ne désigne pas la noix de cajou, bien connue dans les apéritifs français, mais la pomme de cajou, qui est le faux-fruit de l'anacardier. Ce dernier est un arbre courant dans le Nordeste, mais on le trouve également dans de nombreux autres endroits du Brésil.



La pomme de cajou est un pédoncule mou en forme de poire, de cinq à dix centimètres de long, qui passe de la couleur verte au jaune et/ou rouge suivant la variété quand il est mûr. A son extrémité se trouve la noix de cajou qui renferme une amande, comestible elle aussi. Au Brésil, la saison de la pomme de cajou se situe en fin d'année, durant les mois de Novembre et Décembre.

La pomme de cajou est charnue avec une chair juteuse et acide qui contient beaucoup de vitamine C. Étant facilement périssable, la pomme de cajou n'est pas souvent consommée telle quelle et se trouve donc utilisée dans :
  • les jus de fruit,
  • la réalisation de confitures,
  • les cocktails.
La pomme de cajou a également la fâcheuse réputation de laisser des tâches indélébiles sur les vêtements.

dimanche 1 novembre 2009

Soirée festive africaine


               
Vendredi soir dernier, je suis allé passé la soirée au CCM ou Centro Cultural Missionario, avec 17 autres séminaristes, deux diacres et un des Pères du Séminaire.

Nous étions conviés à participer à la soirée africaine du Centre. En effet, durant le temps de formation à Brasilia, chaque continent propose une soirée de présentation, incluant la messe et un temps plus festif dans la foulée.

A 17h00, nous participons à la messe chantée dans différents idiomes africains. Danses et processions africaines nous ont également permis de voir la manière africaine de célébrer l'Eucharistie. L'Evangile a été proclamé dans l'une des langues africaines. Comme nous l'a dit le Père italien responsable du centre à la fin de la messe : « Nous n'avons rien compris, mais c'est le même Evangile que nous prions et qui nous fait vivre ».

Après la messe, dîner festif au cours duquel, chaque pays africain représenté au Centre nous a été présenté avec une projection vidéo. Nous avons donc « visité » l'Ouganda, le Nigeria, la Tanzanie et le Congo-Kinshasa.

Ensuite, nous avons participé à la veillée préparée par les sœurs africaines, avec danses et jeux au programme. Bonne ambiance garantie...et succès auprès des séminaristes.




Nous avons ensuite regagné le séminaire en portant dans notre prière tous ces missionnaires qui vivaient au Centre leur dernière semaine de formation avant de gagner leurs lieux d'insertion, l'Amazonie et Manaus pour la plupart, Rio, le Minas Gerais pour d'autres et le Japon pour l'un des prêtres mexicains, qui va prendre en charge la communauté brésilienne de Tokyo.

samedi 31 octobre 2009

La mission au Brésil

    
A Brasilia se trouve le CCM ou Centro cultural missionario. Ce centre est le passage obligé tant pour les missionnaires étrangers venant au Brésil, que pour les Brésiliens partant à l'étranger.

Il propose des formations de trois mois pour découvrir la langue, la culture, "l'être-missionnaire" au Brésil.

Il faut savoir qu'il y a aujourd'hui 20 000 missionaires étrangers au Brésil. A l'inverse, 2 000 Brésiliens sont en mission à l'étranger.

Il y encore 10 ans, la majorité des missionaires au Brésil venaient d'Europe, la plupart étant religieux. Avec la diminution du nombre de vocations en Europe, ce sont aujourd'hui les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud qui fournissent le gros des contingents.

Par exemple, dans l'actuel groupe des 16 missionnaires se préparant pour la mission au Brésil, on compte :

  •       4 religieuses Africaines (Côte d'Ivoire, Nigéria, Tanzanie, Congo-Kinshasa)
  •       2 religieuses sud-coréennes,
  •       1 prêtre d'Ouganda,
  •       1 séminariste du Congo-Kinshasa,
  •       1 prêtre-religieux japonais,
  •       2 prêtre mexicains,
  •       1 prêtre canadien,
  •       1 religieux du Costa-Rica,
  •       1 prêtre-religieux des Philippines,
  •       1 séminariste de Cuba,
  •       1 prêtre-religieux indien



Comme le dit le prêtre italien responsable du Centre, on est passé d'une mission Ad Gentes à une mission Inter Gentes. C'est-à-dire que ce sont des missionnaires de pays de première évangélisation ou d'évangélisation récente qui partent dans d'autres pays de jeune évangélisation. Il faut savoir que dans les règles conventuelles de nombreux ordres religieux, il est demandé à tous de participer à la mission d'autres pays, même si la situation du pays d'origine demande des missionnaires.

La plupart du temps, la mission dure trois ans suivie d'un temps de vacances de deux mois dans son pays d'origine, avant de repartir pour trois nouvelles années...

Pendant trois mois donc, le temps de la formation, les missionnaires forment une joyeuse communauté, avant de se disperser sur l'immense territoire brésilien. Ils sont surtout marquants par leur état d'esprit plein d'allant et d'humble soumission à la volonté du Christ.

vendredi 30 octobre 2009

Visite des missionnaires au séminaire

  
En ce mois d'octobre, dévolu à la mission, nous avons reçu jeudi dernier la visite de 16 missionnaires en formation de trois mois au CCM ou Centro Cultural Missionario de Brasilia, avant de partir sur leurs lieux de mission au Brésil.

Je vous les présenterai dans mon article de demain. Le but de la rencontre était de faire prendre conscience aux séminaristes de l'importance de la mission Ad Gentes, et de leur permettre de découvrir à travers la réalité d'autres églises locales. C'est la quatrième année que cette rencontre est organisée au séminaire.

Chaque année du séminaire a accueilli deux ou trois séminaristes pendant une heure, pour prier l'office des vêpres puis pour échanger sur les réalités ecclésiales des pays de chacun des missionnaires.




Après les photos d'usage, la messe a été célébrée dans la chapelle du séminaire, présidée par le prêtre italien responsable du centre missionnaire. A la fin de la messe, chaque missionnaire s'est présenté.

Puis dîner festif de conséquence et visite du séminaire.


Une soirée toute simple marquée par une belle joie communicative et une ouverture sur l'appel du Christ à évangéliser tous les peuples.