mercredi 18 novembre 2009

Le Discours du Pape Benoît XVI aux évêques de la Region Sul 1


Samedi 14 Novembre, le Pape Benoît XVI a reçu un groupe de prélats de la Conférence épiscopale brésilienne en conclusion de leur visite Ad Limina. Ce sont les évêques de la Région Apostolique Sul 1, qui correspond à l'état de São Paulo.



Il a d'abord souligné que le peuple brésilien "abritait dans son cœur un grand sens religieux et de nobles traditions, enracinées dans le christianisme et qui s'exprimaient lors de manifestations religieuses et civiles, sincères et authentiques. Vous vous efforcez de défendre et de rendre vivant un patrimoine riche de valeurs. Je vous invite à poursuivre cette oeuvre constante et méthodique d'évangélisation, certains qu'une formation de la conscience authentiquement chrétienne est décisive pour une vie de foi profonde mais aussi pour une maturité sociale et le bien-être véritable et équilibré de la communauté humaine. Etant donné qu'une conscience bien formée porte à la réalisation du bien authentique de l'être humain - a observé le Saint-Père -, l'Eglise, tout en spécifiant quel est ce bien, éclaire les hommes et, tout au long de leur vie chrétienne, essaie d'éduquer leur conscience. L'enseignement de l'Eglise, en raison de son origine, Dieu, de son contenu, la vérité et de son point d'appui, la conscience, rencontre un écho profond et persuasif dans le cœur de chaque personne, croyant ou non".

"Concrètement, la question de la vie, de sa défense et promotion, ne doit pas seulement concerner les chrétiens... Le peuple de la vie se réjouit de pouvoir partager cet engagement avec d'autres, de sorte que ce peuple pour la vie soit chaque fois plus nombreux et que la culture d'amour et de solidarité grandisse pour le vrai bien de la civilisation humaine". Puis Benoît XVI a exhorté les prélats à s'adresser au "cœur de leur peuple" et à "unir les volontés pour faire front à l'augmentation de la violence et le mépris de l'être humain" qui "de don de Dieu, accueilli dans l'intimité amoureuse entre un homme et une femme, est devenu parfois un simple produit humain". Il a ainsi cité son encyclique Caritas in Veritate où il écrit: " La bioéthique est un domaine primordial et crucial de l'affrontement culturel entre la technique considérée comme un absolu et la responsabilité morale de l'homme. Il s'agit d'un domaine particulièrement délicat et décisif, où émerge avec une force dramatique la question fondamentale de savoir si l'homme s'est produit lui- même ou s'il dépend de Dieu. Les découvertes scientifiques en ce domaine et les possibilités d'intervention technique semblent tellement avancées qu'elles imposent de choisir entre deux types de rationalité, celle de la raison ouverte à la transcendance et celle d'une raison close dans l'immanence technologique".

"La conviction d'une juste raison et la certitude de la foi selon lesquelles la vie de l'être humain, de sa conception à sa mort naturelle, appartient à Dieu et non à l'homme, lui confère un caractère sacré et une dignité personnelle qui suscite une seule attitude correcte légale et morale: celle d'un profond respect", a souligné le Pape. "Nous ne devons jamais nous décourager dans cet appel à la conscience", a conclu Benoît XVI, en invitant les évêques à travailler pour la cause de Dieu "non avec l'âme triste de celui qui a remarqué les carences et les dangers, mais avec la ferme confiance de ceux qui savent pouvoir compter sur la victoire du Christ".

mardi 17 novembre 2009

WE en paroisse



Samedi soir, j'ai rencontré un des groupes de jeunes de la paroisse, et nous avons discuté de la vocation de tout chrétien à la sainteté. C'est un des groupes où les responsables éprouvent le plus de difficultés pour fidéliser et responsabiliser les jeunes.

Dans la foulée, j'ai célébré mon deuxième mariage de mon jeune ministère diaconal. Comme à chaque mariage brésilien, le modèle américain est des plus prisés, avec décoration de l'allée centrale, orchestre, tenue inspirée des séries américaines pour tous les participants.

Dimanche était une journée « chargée » dans la paroisse, avec une retraite de première communion pour 75 enfants, une retraite de confirmation pour 60 adultes et une autre retraite de confirmation pour 40 jeunes.

Après la messe de 8 heures dans l'église principale, j'ai donné une conférence de 40 minutes sur l'Eucharistie aux retraitants adultes qui se préparent à vivre le sacrement de la confirmation. Puis, réunion mensuelle des coordinateurs de la pastorale des jeunes, avec le curé et la vingtaine de responsables de chacun des groupes.

Déjeuner festif avec la pastorale du Baptême, et enfin célébration de la Parole dans l'une des chapelles de la paroisse avec 200 personnes en fin d'après-midi.

lundi 16 novembre 2009

Institution à l'acolytat

    
Vendredi soir dernier, nouvel événement festif au séminaire avec l'institution au ministère de l'acolytat de 6 séminaristes de l'archidiocèse de Brasilia. Comme la semaine précédente avec l'institution des lecteurs, c'est Dom João, archevêque de Brasilia, qui présidait la célébration.



L'acolytat est la dernière étape avant l'engagement définitif de l'ordination diaconale. Le tout, suivi comme il se doit, d'un dîner festif.

« L’acolyte est institué pour aider le diacre et servir de ministre au prêtre. Il lui revient donc de s’occuper du service de l’autel, d’aider le diacre et le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la messe ; il lui appartient en outre de distribuer la Sainte Communion, en tant que ministre extraordinaire » (Paul VI, motu proprio Ministeria quaedam).
   

dimanche 15 novembre 2009

Sanguis martyrum semen christianorum


En cette année du sacerdoce, et à l'approche de la fin de l'année liturgique, je ne peux passer sous silence l'assassinat de cinq prêtres exerçant leur ministère au Brésil, depuis le début de l'année 2009.



Le 10 Novembre dernier c'est un prêtre brésilien de 48 ans, le Père Hidalberto Henrique Guimarães, qui a été assassiné dans la banlieue de la ville de Maceio, située sur le littoral atlantique, dans l'état de l'Alagoas.
Deux de ces prêtres assassinés étaient des missionnaires. L'un espagnol, le Père Ramiro Ludeño, âgé de 64 ans, a été tué dans sa voiture le 19 Mars à Recife, par un adolescent de 15 ans. L'autre est le Père italien Ruggero Ruvoletto, 52 ans, assassiné le 19 septembre à Manaus.


Les deux autres prêtres étaient les Pères Gisley Gomes Azevedo, 31 ans, assassiné par un groupe de jeunes dans la nuit du 15 juin dernier à Brazlândia, ville-satellite de Brasilia, et le Père Evaldo Martiol, 33 ans, du diocèse de Caçador dans l'état de Santa Caterina, assassiné le 26 Septembre dernier par deux jeunes âgés de 21 et 15 ans.

Les meurtriers sont en général de jeunes drogués, de milieux très pauvres, en recherche d'argent.

 Ces prêtres rejoignent au ciel le Père Louis Jousseaume, assassiné le 26 octobre dernier dans son presbytère à Egletons, dans le diocèse de Tulle en France, où il était curé de la paroisse depuis 1981.

samedi 14 novembre 2009

O Palácio Itamaraty


Autre bâtiment prestigieux de Brasilia, le palais Itamaraty est le siège du Ministère des Relations Internationales Extérieures. C'est un des plus beaux édifices de Oscar Niemeyer. C'est le lieu de réception des chefs d'état étrangers en visite officielle à Brasilia.








Il a été inauguré le 21 Avril 1970.

Le "miroir d'eau" qui entoure le bâtiment est un projet du paysagiste Burle Max. Une statue de Bruno Giorgio, le "Météor"  trône au milieu de plantes aquatiques. Cette statue représente les cinq continents.

vendredi 13 novembre 2009

Visite ad Limina des évêques de la Région Sul 1


Un temps interrompues à cause du Synode des évêques sur l'Afrique, les visites Ad Limina des évêques brésiliens à Rome ont repris le 5 Novembre, avec un groupe de 6 archevêques et 39 évêques de la Région apostolique Sul 1. Cette région apostolique comprend tout l'état de Sao Paulo.



Celui-ci a une superficie de 248 808 km2 ( 3% du territoire brésilien) et surtout près de 41 000 000 d'habitants (22% de la population). C'est l'état le plus peuplé et le plus riche du Brésil. De plus, Sao Paulo est la plus grande ville d'Amérique du Sud avec plus de 11 000 000 d'habitants.


Comme tous les États du Sud du Brésil, l'État de São Paulo a été peuplé en grande partie par des émigrants européens. Avec 15 millions de représentants, le groupe ethnique le plus nombreux à São Paulo est constitué des descendants d'Italiens. C'est de loin la plus grande concentration d'Italiens en-dehors de l'Italie.

La communauté espagnole est également importante, avec 7 millions d'Espagnols. La population arabe, principalement chrétienne de descendance libanaise ou syrienne est de 5 millions et les descendants d'Allemands sont environ 2 millions.

Dix pour cent de la population a une ascendance asiatique, principalement japonaise, avec plus d'un million de japonais mélangés avec la population locale. C'est la plus grande communauté japonaise vivant en-dehors du Japon. Des Chinois et des Coréens sont également présents.

jeudi 12 novembre 2009

Figure de sainteté au Brésil : Santa Paulina do Coração Agonizante de Jesus.


Après avoir présenté dans un précédent message les premiers saints du Brésil, à savoir les missionnaires jésuites martyrs de l'état du Rio Grande do Sul, voici la première sainte du Brésil.

Amabile Lucia Visintainer est née le 16 Décembre 1865 en Italie dans la ville de Vigolo Vattaro, dans une famille fervente de milieu très pauvre. En 1875, avec toute sa famille, elle émigre pour le Brésil, dans l'état de Santa Caterina. Avec de nombreux autres émigrants italiens, ils fondent la ville de Vigolo. Elle fait sa première communion à l'âge de 12 ans et participe activement à la vie paroissiale : catéchisme pour les enfants; visites aux personnes malades et nettoyage de la chapelle de Vigolo.

Le 12 juillet 1890, avec l'une de ses amies, elle commence à donner des soins à une femme atteinte d'un cancer. Ainsi naît la Congrégation des Petites sœurs de l'Immaculée Conception, qui reçoit l'approbation de l'évêque de Curitiba. En Décembre de la même année, avec deux autres jeunes filles, elle professe ses vœux religieux et prend le nom de Sœur Pauline du Cœur Agonisant de Jésus. La sainteté de vie et le zèle apostolique des religieuses attirent de nombreuses vocations, malgré la pauvreté matérielle dans laquelle elles vivent.


En 1903, Mère Pauline est élue Supérieure Générale « à vie » et quitte la ville de Vigolo, aujourd'hui Nova Trento, en vue de s'occuper des esclaves et de leurs enfants du district d'Ipiranga de São Paulo.
En 1909, elle est remplacée, sur ordre de l'Archevêque de São Paulo, comme Supérieure Générale et envoyée pour s'occuper d'un asile et d'une maison de retraite à Bragança Paulista, en abandonnant toute responsabilité dans sa congrégation.

Commencent alors des années marquées par la prière, le labeur incessant et les souffrances. Elle accepte et endure tout pour sa jeune congrégation et pour le salut des âmes. En 1918, avec la permission de l'Archevêque São Paulo, elle retourne à la Maison Générale de sa Congrégation à Ipiranga où elle demeurera jusqu'à sa mort. Sa vie est alors une vie de prière et de service des sœurs infirmes de sa communauté.
A partir de 1938, Mère Pauline connaît de sérieux problèmes de santé, dus au diabète. Elle subit deux opérations et est amputée du bras droit. Elle passe les derniers mois de sa vie aveugle. Elle meurt le 9 Juillet 1942.
 

La « Vénérable Mère Fondatrice » se distingue surtout par ses vertus théologiques et religieuses vécues de manière héroïque. Sa vie entière est résumée par le titre que lui donne très tôt les habitants de la ville de Vigolo : “l'infirmière”, ou « être-pour les autres ».

Le charisme de la Congrégation voulu par Mère Pauline consiste dans une grande sollicitude à entendre le cri de la réalité et de ses besoins, et la volonté de servir, dans l'Eglise, les plus nécessiteux et ceux qui vivent dans des situations de grande injustice, avec un esprit de pauvreté, d'humilité et une grande vie intérieure. Le cœur de la vie spirituelle est Jésus-Eucharistie, ainsi qu'une grande dévotion à la Vierge Immaculée et à Saint Joseph.

Elle a été béatifiée par le Pape Jean-Paul II le 18 Octobre 1991 à Florianopolis et canonisée le 19 Mai 2002 par le même Pape.

Elle est très populaire au Brésil, puisqu'à ce jour elle est la seule femme du Brésil (mais non brésilienne) à  avoir été canonisée. Elle est priée par le peuple brésilien sous le nom de Madre Paulina.

mercredi 11 novembre 2009

Merveille de la Création : La pomme de jacque


La pomme de jacque est le fruit du jacquier, arbre cultivé majoritairement en Asie du Sud-Est et au Brésil.

Le jacquier commence à avoir des fruits trois ans après sa plantation. La pomme de jacque est un fruit qui pèse plusieurs kilos (entre 1 et 25 kilos), qui appartient à la même famille que les mûriers. Le fruit a une chair douce, avec une odeur forte et sucrée, qui peut être consommée crue, préparée en confiture ou en jus de fruit.





Le jacquier contient du latex, produit par toutes les partie de l'arbre. Celui-ci est particulièrement abondant et collant.

Enfin, le jacquier donne un bois dur de belle couleur jaune à grain fin, apprécié en ébénisterie pour la confection de meubles. Il peut être également utilisé en construction ou pour la fabrication d'instruments de musique japonaise et javanaise du nom de gamelans.

mardi 10 novembre 2009

WE en paroisse



Samedi dernier, j'ai commencé une nouvelle tournée des groupes de jeunes de la paroisse, sur le thème des vertus cette fois. En arrivant dans le groupe, que j'avais déjà visité par deux fois, j'ai été surpris de constater qu'il avait plus que doublé par rapport aux précédentes visites. Le responsable du groupe m'a alors dit qu'ils avaient une évangélisation « porte à porte » du pâté de maison durant la semaine, et que de nombreux jeunes les avaient alors rejoint. Reste à ancrer ces jeunes dans le groupe dans la durée.


Dans la foulée, j'ai célébré une célébration de la Parole dans l'une des deux églises de la paroisse, mon curé étant absent de la paroisse pour quelques jours de repos. Puis dîner avec le vicaire paroissial dans une paroisse voisine. Plus de 500 personnes réunies pour dîner, chanter et danser sur des cantiques de l'état de Goias, tout ça pour le plaisir d'être ensemble.


Dimanche matin, messe avec le vicaire, puis célébration de baptêmes : 18 au cours de la même célébration, plus un enfant qui recevait les rites complémentaires, après avoir été baptisé à l'hôpital. Un beau moment avec beaucoup de bruit et de spontanéité. Ces célébrations de baptêmes sont pour moi une grande joie : c'est une belle fête familiale autour de l'enfant qui ne demande qu'à grandir et à découvrir Jésus, au sein de sa famille.
Puis déjeuner dans une famille, autour d'abondantes lasagnes.

Le soir, nouvelle célébration de la Parole dans l'une des petites chapelles de la paroisse, avec une soixantaine de personnes.

lundi 9 novembre 2009

Le Théâtre national Claudio Santoro


Autre bâtiment important de Brasilia, le Théâtre National qui est situé en face de la cathédrale sur l'esplanade des Ministères.

Le Maître d'oeuvre fut l'Architecte Oscar Nimeyer. Le projet commença le 30 juillet 1960, et la construction de l'ouvrage connut des hauts et des bas. Ce n'est que le 21 Avril 1981 que le théâtre put enfin ouvrir ses portes.





La forme de l'ouvrage est une pyramide irrégulière, qui accueille trois salles de spectacles : la salle Martins Pena, du nom du dramaturge et metteur en scène brésilien du XIXe siècle, la salle Heitor Villa-Lobos, compositeur brésilien de la première moitié du XXe siècle et la salle Alberto Nepomuceno, lui aussi compositeur brésilien du début du XXe siècle.

Le théâtre National porte le nom du compositeur et violoniste brésilien Claudio Franco de Sa Santoro, décédé en 1989.