dimanche 29 novembre 2009

Visite Ad Limina des évêques de Santa Caterina


Les évêques de la zone apostolique Sul 4, qui correspond à l'état de Santa Caterina, ont commencé leur visite Ad Limina à Rome le Jeudi 26 Novembre. Celle-ci va durer 12 jours.


La zone apostolique compte dix diocèses et le siège de l'Archevêque métropolitain est à Florianopolis.
L'état de Santa Catarina est un état situé au Sud du Brésil, entre les états du Rio Grande do Sul au sud et du Parana au nord. Sa capitale est Florianopolis. A l'ouest, il partage une frontière avec l'Argentine.



L'état fut créé avec l'arrivée des Espagnols sur l'île éponyme en 1542. Les Portugais en prirent le contrôle en 1675, et la colonie de Santa Catarina fut établi en 1738. La région connut plusieurs vagues d'immigration, venues d'Europe, principalement d'Allemagne à partir du XIXe siècle, et aujourd'hui du Japon.

Le relief de l'État est très contrasté, le littoral est formé de plaines côtières, de petites baies et d'îles, en revanche, l'intérieur des terres est une région montagneuse dont l'altitude peut atteindre 1 800 m. Cela se répercute sur le climat, les côtes sont sous un climat tempéré chaud humide (moyennement chaud 18° C et humide) alors que dans les régions montagneuses, le climat montagnard s'impose avec des hivers apportant neige et gelées. C'est d'ailleurs l'État du Brésil le plus froid.

La superficie de l'état de Santa Catarina est de 95 354 km2. Sa population est de 6 millions de personnes.

samedi 28 novembre 2009

Figure de sainteté au Brésil : Bienheureuse Albertina Berkenbrock


Albertina Berkenbrock est née le 11 Avril 1919 à Saint Louis dans l'état de Santa Caterina. Elle est baptisée le 25 Mai de la même année. Elle reçoit le sacrement de la confirmation le 9 Mars 1925 et fait sa Première Communion le 16 Août 1928.

Albertina grandit fans une famille priante. Elle aide ses parents tant pour les tâches domestiques que pour les travaux des champs. Dès son plus jeune âge, elle apprend à prier avec une grande dévotion et se montre persévérante dans la pratique de la foi. Elle parle de sa Première Communion comme le plus beau jour de sa vie et a une dévotion particulière envers la Sainte Vierge et à Saint Louis de Gonzague, modèle de pureté et patron de sa ville.

A l'école, elle est un modèle pour ses camarades et cause l'admiration des adultes. Ses enseignants soulignent surtout sa spiritualité et son attitude morale, supérieurs à un enfant de son âge. Elle connaît son catéchisme et garde les commandements de Dieu. A la maison, elle ne montre aucun esprit de revanche quand ses frères la chahutent. Avec son esprit droit et habité des plus hautes vertus surnaturelles, même les jeux avec les enfants de son âge reflètent son sens religieux élevé. Elle joue de bon cœur avec les enfants plus pauvres et n'hésitent pas à partager son pain avec eux. A la ferme, elle est très aimée des enfants de l'un des employés de son père, celui-là même qui sera son futur assassin Maneco Palhoca. Albertina offre souvent de la nourriture tant à ses enfants qu'à Maneco.

Un jour, à l'âge de 12 ans, alors qu'elle est à la recherche d'une bête égarée, elle croise Maneco transportant des fèves dans sa voiture. Elle lui demande s'il a croisé la bête perdue, et celui-ci lui indique une fausse direction, pour la mener vers un endroit discret pour pouvoir abuser d'elle. Ne se doutant de rien, Albertina s'engage dans la direction indiquée et arrive dans lieu désert. Entendant un bruit, elle se retourne pensant trouver le veau recherché, et se retrouve pétrifiée face à Maneco. Ce dernier la prévient de ses viles intentions, mais celle-ci refuse fermement, et défend avec force sa vertu. Même mise à terre, elle se défend de son mieux pour se préserver. Furieux d'avoir été moralement vaincue par une jeune fille, Maneco l'attrape par les cheveux et lui tranche la gorge avec son couteau.

Il essaie ensuite de dissimuler son crime, disant qu'il a découvert son corps et accuse un autre homme du meurtre, qui proteste de son innocence en vain. Mais certaines personnes commencent à la soupçonner à cause d(une coïncidence troublante. En effet, à chaque fois qu'il s'approche de la pièce où repose le corps de la jeune fille, du sang se met à couler de la blessure au cou  de la jeune fille.

Deux jours après le drame, le Préfet d'Imarui sen va quérir l'homme injustement accusé. S'emparant d'un crucifix, il arrive dans la chambre d'Albertina et place le crucifix sur la poitrine de la jeune fille. Il ordonne alors à l'homme présumé coupable d'étendre sa main sur le crucifix et de jurer de son innocence. On dit qu'à partir de ce moment précis, la blessure au cou d'Albertina cessa de couler. Maneco essaie de prendre la fuite mais est arrêté. Il confesse son crime ainsi que deux autres meurtres. Il est condamné pour une peine de prison à vie. En prison, il dit aux autres prisonniers qu'il a tué la jeune fille à cause de sa résistance héroïque à ses avances.

Ce témoignage est fondamental pour déterminer qu'Albertina est martyre. Sa réaction a été très claire : elle a préféré mourir plutôt que succomber aux avances de son assassin.

Dès le jour de sa mort, la jeune fille est proclamée martyr par le peuple, chacun connaissant sa vie chrétienne exemplaire, sa bonne conduite, sa piété et sa charité. Très rapidement, le peuple commença à demander des grâces par l'intercession d'Albertina. Elle est enterrée dans le cimetière de São Luis, mais sa renommée et les faveurs obtenues grâce à son intercession étant telles, que son corps fut placée dans l'église paroissiale de São Luis.

Elle a été béatifiée le 20 octobre 2007 à Santa Catarina.

vendredi 27 novembre 2009

Merveille de la Création : le Maracuja


Le maracuja, appelé également fruit de la passion, est le fruit de la grenadille(Passiflora edulis). Celle-ci est une plante grimpante qui est cultivée sur des échalas et des fils de fer. 


Le fruit de la passion a une croissance rapide. Le maracuja a une saveur acidulée.

C'est une fruit très riche en vitamine A et vitamine C. On s'en sert pour la fabrication de :
  • jus
  • salade de fruits
  • sirop 
  • sorbet 
  • mousse 
  • gelée
Le terme « fruit de la Passion » est une référence à la Passion du Christ. En effet, la grenadille fait penser aux cinq plaies du Christ et à la Croix.

Les principaux pays producteurs sont l'Australie, l'Afrique du Sud, le Brésil, les Fidji, Hawaï, le Kénya, le Pérou, la Colombie, le Sri Lanka, la Côte d'Ivoire, l'Inde, les Antilles et l'Angola.

jeudi 26 novembre 2009

O Tribunal Supremo Federal


Le Tribunal suprême fédéral est la plus haute instance judiciaire de la République Fédérale du Brésil.
Le bâtiment est situé sur la place des Trois Pouvoirs que je vous présenterai bientôt.

Lieu où se joue le pouvoir judiciaire, c'est un projet d'Oscar Niemeyer. Son architecture suit le modèle du Palais de l'Alvorada et du Palais du Planalto : les colonnes qui soutiennent l'édifice sont identiques. Des oeuvres d'art décorent l'intérieur et un musée regroupe différents objets des divers présidents du Brésil.

A l'extérieur face au Tribunal se tient une sculpture de Alfredo Ceschiatti, "La Justice".



mercredi 25 novembre 2009

Fin de semestre au séminaire

 
Nous vivons les derniers jours de l'année scolaire au séminaire. Jours d'étude et d'examens avant les vacances de Décembre et de Janvier. Nos horaires sont aménagés pour ce temps d'évaluation avec des temps de sports et des grâces matinées, puisque le réveil a lieu à 6 heures 30 au lieu de 6 heures...

C'est aussi un temps de festivités en tous genres. Vendredi dernier, l'un des Pères sulpiciens de la Maison a célébré ses 54 ans d'ordination sacerdotale et le Père supérieur ses 29 ans d'ordination d'ordination, le tout au cours de la Messe de communauté, suivie du dîner festif et d'un gâteau de circonstances.

Puis, les séminaristes de l'archidiocèse de Brasilia ont organisé un temps de « confraternizazão » dans le patio situé à côté de la piscine, temps auquel ils m'avaient convié. Au programme, musique bruyante, sorbet et moment de détente avec un temps de présentation appelé « amigo culto » avec la thématique du chocolat.



Chacun devait tirer le nom d'un séminariste, le décrire en termes humoristiques et lui offrir une tablette de chocolat... Tradition très courante en fin d'année, tant au séminaire que dans les paroisses ou les entreprises.
 

mardi 24 novembre 2009

WE en paroisse

    
J'ai fêté la solennité du Christ Roi de l'Univers dans la paroisse où je me rends chaque fin de semaine. Au programme deux célébrations de la Parole et un mariage. C'était le troisième mariage que je présidais depuis mon ordination diaconale. La cérémonie a été des plus simples, les mariés souhaitant avant tout « régulariser » leur situation avec l'Église.

Dimanche, mon curé a célébré une messe, au cours de laquelle 67 enfants ont fait leur première communion. C'était le dernier groupe de premiers communiants de l'année 2009 sur la paroisse.

Après les messes et célébrations de Dimanche matin et une heure de sport, nous sommes allés déjeuner dans un restaurant de l'un des centres commerciaux de Brasilia, situé à proximité de la Paroisse, comme cela nous arrive de temps en temps.

Et là, mon curé s'étant absenté pour aller se resservir, une dame s'approche de moi, me dit «A Paz do Cristo », s'empare de l'addition et lève son pouce, pour s'en aller régler notre repas...
 

dimanche 22 novembre 2009

L'Esplanade des Ministères

    
L'esplanade des Ministères est le cœur de la ville de Brasilia, le cœur de la vie politique du Brésil.




C'est une immense artère, longue de 2 kms et large de 250 mètres. C'est l'avenue la plus large du monde pour les Brésiliens. De part et d'autre de l'artère, qui est constitue la cabine du pilote de la ville en forme d'avion, se trouvent les ministères fédéraux, alignés dans un ordre impeccable. A son extrémité est, se trouve la place des Trois Pouvoirs, dominée par le Congrès National.
 

samedi 21 novembre 2009

Le Palais de Justice de Brasilia

  
Œuvre lui aussi de l'architecte Oscar Niemeyer, il fait face au Palais d'Itamaraty, et lui ressemble beaucoup, quant à sa structure d'ensemble et à ses proportions.



Il est entouré d'une pièce d'eau, et accueille le Tribunal de Brasilia.
 

vendredi 20 novembre 2009

Merveille de la Création : A Manga

   
La mangue est le fruit tropical du manguier, grand arbre de la famille des anacardiacées, originaire des forêts du Pakistan et de la Birmanie où il pousse encore à l'état sauvage. Cet arbre, le Mangifera indica, a un feuillage persistant, dense et vert foncé. La forme de son fruit est à la base du motif cachemire. Son nom vient du Malayalam manga, repris par le portugais manga.

La mangue est un fruit charnu, son poids varie de 300 g à 2 kg. C'est une drupe, sa chair adhère à un noyau large et plat. Elle peut être ronde, ovale ou réniforme, et présente une écorce pouvant être de couleur jaune, verte ou rouge, qu'il est nécessaire d'enlever, car elle contient des substances irritantes et donc classée non comestible. Sa chair est jaune foncé, onctueuse et sucrée, avec un goût de pêche et de fleur. Selon les variétés ou lorsque le fruit est trop mûr, la chair devient parfois filandreuse.


Selon les textes, Bouddha reçut en don de la courtisane Ambapali un verger de manguiers pour y méditer et, selon de multiples interprétations, pour lui servir de source de revenus lui permettant ainsi de se consacrer à sa voie. Le manguier aura ainsi tendance à se répandre avec le bouddhisme, atteignant au Ve siècle av. J.-C. la Malaisie puis l'Extrême-Orient. Le voyageur et pèlerin chinois Xuanzang l'aurait ramené en Chine de son voyage en Inde. Les Arabes l'introduisent, quant à eux, au Moyen-Orient et en Afrique.

En 1328, Jordanus Catalani appelé aussi Jourdain de Séverac, évêque de Columbum, Quilon au Kérala en fait la première mention. Dans la première moitié du XVe siècle, le voyageur Nicolò de' Conti en fait la première description sous le nom d'amba, du sanskrit amram. D'Afrique, les Portugais l'apportent au Brésil et il se répand dans le Nouveau Monde. Les premières cultures en Floride, dues au Dr. Henry Perine, datent de 1833, le fruit atteint la Californie dans les années 1880.

Aujourd'hui, la mangue est cultivée dans tous les pays tropicaux et subtropicaux du globe, et on en connaît plusieurs centaines d'espèces différentes, dont quelques-unes seulement sont commercialisées. La mangue est consommée dans le monde entier mais elle n'est réellement délicieuse que cueillie à point et donc consommée près de là où elle pousse. La mangue est mûre lorsqu'elle cède sous une légère pression des doigts et qu'un parfum capiteux s'en dégage.

On peut la manger nature ou l'incorporer aux salades de fruits, aux céréales et aux sorbets. On peut la transformer en coulis, en jus de fruit, ou faire de la confiture.

jeudi 19 novembre 2009

Figure de sainteté au Brésil : Saint Frei Galvão

   
Aujourd'hui, je voudrais vous présenter le premier «Saint Brésilien», Saint Frei Galvão. En effet, les premiers saints du Brésil sont étrangers, et la première sainte du Brésil, Mère Pauline est née en Italie.

Saint Frei Galvão, quant à lui, n'a jamais quitté le Brésil. Né en 1739, époque où le Brésil était encore colonie portugaise, dans une famille pieuse et riche de Guaratingueta, à quelque 175 km de Sao Paulo, Antonio de Sant’Anna Galvao est le quatrième de dix enfants.

À 13 ans, il entre au séminaire des jésuites de Belém, dans l’État de Bahia. Mais c’est chez les franciscains de Rio qu’il décide de faire profession religieuse. Ordonné prêtre en 1762 et nommé à Sao Paulo, il se consacre à différents apostolats, surtout à celui de confesseur et d’accompagnateur auprès des religieuses.

C’est ainsi qu’il participe, comme prêtre et architecte, à la fondation d’un nouveau monastère : Notre-Dame de l’Immaculée Conception de la Divine Providence, aujourd’hui Notre-Dame de l’Immaculée Conception de la Lumière.

Dans son existence, la dévotion à la Sainte Vierge et la récitation du saint Rosaire occupent une place privilégiée. Il se considère comme "le fils et l'esclave perpétuel" de Marie Immaculée. Fondateur du
Monastère des Conceptionnistes "Recolhimento de Nossa Senhora da Luz" (Asile de Notre-Dame de Lumière), sa mission est de fonder des lieux de retraite consacrés à la Sainte Vierge et s'appuyant sur la Providence, lesquels continuent de nos jours à produire des fruits étonnants. C'est un ardent adorateur de l'Eucharistie, un maître et un défenseur de la charité chrétienne, un prudent conseiller de vie spirituelle pour beaucoup d'âmes et un défenseur des pauvres.



Il mourut en 1822, année de l'indépendance de son pays.
Tout de suite, sa réputation de sainteté se répand dans le pays. Grand (1,90 m) et élégant, il appréciait la poésie et la littérature, mais il était surtout admiré pour la qualité de ses sermons et de sa prière, pour ses dons d’ubiquité et de lévitation, et pour les guérisons qu’il permettait d’obtenir.

Un jour, racontent les récits de l’époque, alors qu’il se rendait à pied de Rio à Sao Paulo, un homme souffrant de maux de reins l’interpella et le pria de le guérir. Sous l’inspiration de la Vierge, le P. Galvao écrit sur un petit bout de papier : « Post partum, Virgo, inviolata permansisti. Dei genitrix, intercede pro nobis » (« Après l’enfantement, ô Vierge, tu es restée inviolée. Mère de Dieu, intercède pour nous »), une phrase de l’Office de la Vierge.

Il en fait une boulette et demande à l’homme de l’avaler comme une « pilule » en récitant la prière. Mettant sa confiance en Notre-Dame, l’homme est guéri. Peu de temps après, le futur saint vient de la même manière au secours d’une femme qu’une grossesse difficile met en danger. Après avoir avalé la « pilule » du P. Galvao, la femme accouche sans problème.

Dès lors, sa réputation est faite. On se bouscule au monastère. La tradition persiste. Et les religieuses de Sao Paulo continuent de distribuer de minuscules « pilules » de papier (180 000 chaque semaine).

Il a été béatifié le 25 octobre 1998 à Rome par le Pape Jean Paul II, et canonisé le 11 mai 2007 à São Paulo par le Pape Benoît XVI lors de son voyage au Brésil.