vendredi 25 décembre 2009

Feliz Natal

Pour ces voeux de Noël, un azulejos du couvent des Franciscains de Recife.


lundi 21 décembre 2009

Ordination sacerdotale à Posse (Diocèse de Formoza)



Samedi matin 19 Décembre, à 10 heures, avait lieu la dernière ordination sacerdotale de l'année du séminaire.

Celle-ci avait lieu à Posse, ville de 45 000 habitants du diocèse de Formoza, située à plus de 300 kilomètres de Brasilia, à la frontière des états de Goias, Minais et Bahia.
 Nous avions fait le trajet la veille et avons été très bien accueillis dans diverses familles de la paroisse de naissance du jeune prêtre.
La cérémonie avait lieu dans l'une des églises de la ville, église dont les travaux de construction ne sont pas encore achevés et qui sera le futur sanctuaire de la Sainte Famille du diocèse.

Le jeune prêtre, dès janvier, sera curé de paroisse.

dimanche 20 décembre 2009

Une semaine à Recife

Lundi dernier, je me suis envolé pour Recife où une famille franco-brésilienne m'a accueilli toute la semaine.

Au programme, visites des nombreuses églises baroques de la ville, visite de la ville-voisine d'Oulinda, ville classée au patrimoine mondiale de l'humanité, et découverte de la figure de Dom Helder Camara.

J'ai aussi profité de la richesse de la vie culturelle de la ville pour participer au festival de musique classique Virtuosi, festival de très haute qualité, et pour visiter le musée de l'artiste Francisco Brennand.

Une très belle semaine.

samedi 19 décembre 2009

WE en paroisse : deux nouveaux records




Après les ordinations du diocèse de Formosa, retour à Samambaia où un travail diaconal important m'attendait samedi dernier.
Samedi 12 Décembre au soir, mariage dans l'église paroissial, puis le Dimanche 13 au matin, après la messe de 8 heures, célébration de 23 baptêmes (mon nouveau record), dont un bébé âgé de deux mois .

Enfin le dimanche après-midi, célébration de mariage collectif. Cette pratique est une nécessité pastorale au Brésil, où le nombre de mariage repart à la hausse ces dernières années après avoir connu une dimension. Elle vise aussi à « régulariser » un certain nombre de situations...




Cette célébration est organisée deux fois par an, et celle de dimanche dernier 13 Décembre, était organisée pour 26 couples qui se mariaient au cours de la même eucharistie. L'un des couples qui recevaient le sacrement, avaient reçu le baptême le matin même, un autre couple était plus âgé puisque les deux conjoints avaient plus de 70 ans. La cérémonie a débuté à 15 heures par l'entrée des couples dans l'église. Celle-ci, à elle-seule, a duré près de 50 minutes.
Puis introduction de la messe par mon curé, liturgie de la Parole et homélie. A l'issue de celle-ci, le curé, le diacre permanent de la paroisse et moi, avons reçu l'échange de consentement des couples et procédé à la bénédiction des alliances que se sont remis chaque conjoint l'un à l'autre, avant la signature des registres.
Le curé a reçu 10 échanges de consentement, l'autre diacre 9 et moi 7 (nouveau record là aussi) et ce tous en même temps. La pastorale de la famille est rodée et tout s'est remarquablement passé.Puis la messe a continué, avec la liturgie eucharistique et la bénédiction nuptiale donnée après le Notre Père. Puis les couples qui s'étaient confessés ont reçu la communion sous les deux espèces.
A l'issue de cette célébration, longue de près de deux heures trente, j'ai présidé une célébration de la Parole dans l'une des chapelles de la paroisse.

Bilan de mon jeune ministère diaconal en 4 mois et demi : 13 mariages et 83 baptêmes...





vendredi 18 décembre 2009

Ordinations à Formosa



Le vendredi 11 Décembre, je me suis éclipsé de la mission pour gagner la ville de Formosa, située à une heure de route de Brasilia, dans l'état de Goias.



Formosa est l'un des trois diocèses suffragants de Brasilia avec Uruaçu et Luziania. C'est un diocèse qui a été fondé il y a trente ans et qui est aujourd'hui dans une dynamique de première évangélisation  avec d'immenses territoires sans paroisse.

Le vendredi soir, ce sont deux diacres qui étaient ordonnés dans la cathédrale, bel édifice très clair, situé dans la centre-ville de Formosa. Le clergé diocésain se remarque surtout par sa jeunesse ainsi que par la présence de quelques vieux missionnaires européens qui ont fondé le diocèse par leur mission il y a 50 ans. Quelle grâce pour eux de voir de leur vivant le fruit de leur ministère : un diocèse sortit de terre et, en trente ans compter une cathédrale, un petit séminaire, plus de vingt paroisses et près de quarante prêtres.

Le lendemain matin, après la nuit passée dans l'un des presbytères d'une des paroisses de Formosa, nous nous sommes retrouvés à Planaltina de Goias, pour l'ordination sacerdotale de l'un des diacres de mon année, ordonné dans sa paroisse de naissance. C'est le premier jeune de cette paroisse à être ordonné prêtre. La cérémonie d'ordination avait lieu sous le préau paroissial situé à proximité de l'église. Toute la paroisse était présente et avait bien préparé l'événement : décorations, danses, présents divers à la fin de la messe pour l'évêque et le jeune prêtre.
Celui-ci, dès le mois de janvier, va créer une paroisse de toute pièce dans l'une des municipalités du diocèse.




jeudi 17 décembre 2009

Quelques fioretti de la mission


Outre l'évangélisation proprement dite, la mission a également pour but non avoué de permettre aux séminaristes de l'archidiocèse, de vivre un temps en commun, pour réaliser une œuvre tous ensemble durant le temps du séminaire. Et cela afin de tisser des liens pour la vie future du presbiterium de Brasilia.



Certaines chapelles de la paroisse sont en fait des salles à manger de maisons de l'un ou l'autre paroissiens. Les structures de la paroisse commencent à sortir de terre.
 
Parmi les visites effectués, quelques-unes restent plus marquantes. Ainsi une veuve de la paroisse, dont le fils a été assassiné l'an dernier à cause des histoires de drogue. Elle a pardonné à son agresseur, actuellement emprisonné, et prie pour que sa fille puisse avoir la force de pardonner un jour.
 
Autre visite très incongrue, impossible à réaliser en France, celle d'un poste de police. Dans celui-ci se trouvaient deux policiers catholiques en service avec lesquels nous avons prié et qui nous ont offert un verre d'eau.
 
Autre visite marquante, celle d'une mère gardant son fils handicapé et délaissé par ses autres enfants, qui ont honte de leur frère. Celle aussi d'un monsieur, qui vit sa grande vieillesse dans la maison de l'un de ses enfants, entourés de sa progéniture.
 
Nous avons également rencontré beaucoup d'évangélistes avec lesquels nous avons prié la Parole de Dieu et le Notre Père. Jamais ils ne se sont montrés défiants.

Malheureusement, comme en Europe, nous avons pu constater de visu la place croissante prise par la télévision et Internet. Il n'était pas rare de voir un écran de télévision dans chaque pièce. Le relativisme dans les conversations commence à apparaître...
 
J'ai aussi, en tant que diacre, béni beaucoup de maisons. C'est une grande grâce que ce ministère de la bénédiction vécue dans les maisons avec les familles.


mercredi 16 décembre 2009

Une semaine de mission


La semaine dernière, j'ai participé à la semaine de mission, organisée par les séminaristes de Brasilia. Celle-ci avait lieu dans la paroisse São José de la ville-satellite de Santa Maria, située dans la banlieue de Brasilia.
La paroisse compte une population très importante, plus de 80 000 habitants, avec trois prêtres, dont l'un fraîchement ordonnée. La paroisse compte sept lieux de culte.

C'est aussi une ville qui connaît une grande violence et une grande pauvreté, à cause des nombreux gangs de jeunes et des réseaux de drogue.



Chaque séminariste était accueilli dans l'une des familles de la paroisse. Le couple qui m'accueillait était de milieu modeste, et avait deux filles. L'aînée termine des études d'architecture et la plus jeune s'apprête à entrer dans une communauté de religieuses franciscaines. Les deux sont actuellement catéchistes sur la paroisse.

La mission est organisée tous les ans depuis 4 ans, la première semaine des vacances. Elle est obligatoire pour tous les séminaristes de l'archidiocèse. Les diacres en sont dispensés.

Elle consiste en un travail d'évangélisation directe en faisant du porte à porte pour visiter les familles.
Chaque journée, nous avons visité l'une des communautés de la paroisse.

Nos journées commençaient par l'exposition du Saint Sacrement à 8 heures suivie de la prière des Laudes. A l'issue de celle-ci, les binômes d'évangélisation étaient tirés au sort. Puis nous partions deux à deux pour visiter les blocs de maison ou "conjunto" qui nous étaient affectés. A midi, déjeuner dans les familles puis reprise des visites à 14 heures jusqu'à 17 heures, heure du "lanche" ou goûter, préparé par les paroissiens.
Prière des vêpres puis "partilha" ou temps d'échange sur la journée.
Enfin, célébration de la messe à 19 heures, suivie par un temps de formation préparée par une équipe de séminaristes. Le Saint Sacrement était veillé toute la journée par une équipe de 4 séminaristes.

Le Mercredi, nous avons une après-midi plus récréative avec un temps de "confraternização" avec tous les prêtres du secteur et l'acrhevêque de Brasilia, avec lequel nous avons un long échange sur la mission en cours. Le soir, il a présidé l'Eucharistie dans l'une des chapelles de la paroisse.

La mission s'est conclue le samedi 12 Décembre au soir par un concert d'évangélisation organisé par les jeunes de la paroisse et la messe de clôture le Dimanche matin, présidée par l'archevêque de Brasilia. Avant celle-ci, toutes les communautés locales de la paroisse ont pérégriné depuis leur chapelle respective jusqu'à l'église paroissiale.

mardi 15 décembre 2009

L'hommage du Brésil aux frères dominicains




Hier, lundi 14 Décembre, se déroulait une cérémonie d'hommage à l'ambassade de France à Brasilia, pour honorer le travail social des frères dominicains Henri Burin des Roziers, Xavier Plassat et Jean Raguenes.

Ceux-ci se sont faits remarquer par leur lutte contre le travail des esclaves et les violences agraires.


Le frère Henri des Roziers vit actuellement dans la région de Xinguara dans l'état du Para. Il est l'avocat des "sans terre". Il œuvre pour lutter contre le travail des esclaves et contre la violence des milices privées des grands propriétaires terriens. Il est en tête de la liste des religieux mis à mort dans cet état.

Le frère Xavier Plassat est l'actuel coordinateur de la Campagne Nationale de la Commission pastorale de la Terre contre le travail des esclaves.

Le frère Jean Raguénès a été le prédécesseur du frère Xavier Plassat à la tête de la commission ci-dessus citée, durant dix ans dans l'état du Para, dans la micro-région de São Felix do Xingu.
Il est maintenant retiré à São Paulo.



lundi 14 décembre 2009

Le message du Pape aux évêques du sud du Brésil


 
Le Pape a reçu samedi 5 Décembre un groupe de prélats de la Conférence épiscopale brésilienne, au terme de leur visite Ad Limina, et leur a parlé des lieux de transmission de la culture, les écoles et les universités, et des conséquences de la théologie de la libération. "L'école catholique - a-t-il dit - ne peut se concevoir ou être envisagée séparément des autres institutions éducatives. Elle est au service de la société: elle remplit une fonction publique et un service d'utilité publique qui n'est pas seulement réservé aux catholiques, mais elle est aussi ouverte à ceux qui veulent profiter d'une proposition éducative de qualité. Le problème de la parité juridique et économique avec l'école publique ne pourra être posé correctement qu'en partant de la reconnaissance du rôle prépondérant des familles et subsidiaire d'autres instructions éducatives".

Evoquant ensuite l'enseignement supérieur, le Pape a souligné que l'Eglise "a toujours été solidaire avec les universités et avec sa vocation de porter les êtres humains aux niveaux les plus hauts du savoir, de la vérité et de la connaissance du monde sous tous ses aspects. Benoît XVI a aussi manifesté sa reconnaissance aux congrégations religieuses qui, au Brésil, ont fondé et soutiennent plusieurs universités de renom, en rappelant que ces lieux "ne sont pas la propriété de ceux qui les instituent ou de ceux qui les fréquentent, mais l'expression de l'Eglise et de son patrimoine de foi". Le Pape a ainsi rappelé que l'Instruction Libertatis Nuntius de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui en août dernier a fêté ses 25 ans, relative à certains aspects de la théologie de la libération, soulignait "le danger d'un apprentissage sans sens critique par certains théologiens des thèses et méthodologies issues du marxisme".

Benoît XVI a observé que "les séquelles plus ou moins visibles de ce comportement, caractérisées par la rébellion, la division, le désaccord, l'offense et l'anarchie perdurent encore, produisant dans vos communautés diocésaines une grande souffrance et une grave perte des forces vives. Je demande à ceux qui se sont sentis trahis d'une quelconque manière au plus profond de leur être, par quelques principes trompeurs de la théologie de la libération, de se confronter de nouveau avec l'Instruction mentionnée, en accueillant la douce lumière qu'elle offre, la main tendue. Je rappelle à tous que la norme suprême de la foi de l'Eglise provient de l'unité que l'Esprit a posé entre la Tradition, l'Ecriture et le magistère de l'Eglise dans une réciprocité telle qu'aucun des trois ne peut subsister de façon indépendante", a ajouté le Saint-Père.

Le Pape a conclu en invoquant la Vierge Marie, "si aimée et vénérée au Brésil. En elle, nous trouvons, pure et droite, la vraie essence de l'Eglise et nous apprenons à connaître et à aimer le mystère de l'Eglise qui vit dans l'histoire et dont nous faisons partie. Nous devenons ainsi des âmes ecclésiales, en apprenant à résister à cette sécularisation interne qui menace l'Eglise et ses enseignements".

vendredi 11 décembre 2009

WE en paroisse


Sitôt la messe des ordinations finie, j'ai rejoint ma paroisse avec mon curé d'insertion.

En fin d'après-midi avait lieu la rencontre festive de fin d'année des groupes de jeunes de la paroisse. Au programme : goûter dinatoire, sketchs et musique en tous genres.

J'ai aussi célébré mon 5ème mariage. Une cérémonie simple et priante.





Dimanche, après la messe de 8 heures, j'ai participé au goûter (ou plutôt repas) des catéchistes de la paroisse, qui se retrouvait pour fêter la fin d'année. Et ce fut une belle fête, avec beaucoup de nourriture, des films et des sketchs exécutés par les uns et par les autres avec beaucoup de spontanéité. J'en ai aussi profité pour apprendre à confectionner des galettes de tapioca à la plus grande joie des uns et des autres. Je crois que j'ai créé une spécialité française assez unique en son genre.

En fin de matinée, j'ai célébré 18 baptêmes dans l'église paroissiale.

En fin d'après-midi, j'ai célébré une célébration de la Parole à 18 heures dans l'une des chapelles de la paroisse, avec une assemblée presque exclusivement composée de femmes. En effet, à 17 heures, était donné le coup d'envoi de la dernière journée du championnat de football brésilien, retransmis à la télévision comme il se doit. Au moment du temps d'adoration silencieux, l'équipe de Flamengo a marqué son deuxième but, le but de la victoire. Et là, explosion de joie dans les rues, avec cris, klaxons et pétards en salves ininterrompues. Pour le silence, c'était raté... La célébration s'est poursuivie jusqu'à son terme.
Sur le chemin du retour, de nombreuses voitures aux couleurs de Flamengo, nouveau champion du Brésil, klaxonnait et slalomait sur la route. On se serait crû en France un certain 12 juillet1998...