dimanche 2 mai 2010

Figure de sainteté au Brésil : la servante de Dieu Nhá Chica (2/2)


 
Sa réputation de sainteté se répandait de telle sorte que des personnes venant de très loin commencèrent à fréquenter Baependi pour la connaître, converser avec elle, lui faire part de leurs souffrances et nécessités, et surtout pour lui demander l´assistance de ses prières. A tous, elle répondait avec la même patience et le même dévouement, mais les vendredis, elle ne recevait personne : c´était le jour où elle lavait ses vêtements et où elle se dédiait davantage à la prière et à la pénitence. A 15 heures, elle intensifiait ses prières et maintenait une vénération particulière à la Vierge Marie, avec qui elle traitait familièrement comme avec une amie.

Nhá Chica était analphabète, et, pour répondre à sa soif de lire l´Ecriture, quelqu´un la lisait pour elle, ce qui la rendait particulièrement heureuse. Elle composa une neuvaine à Notre Dame de l´Immaculée Conception et en son honneur, construisit sur le côté de sa maison, un oratoire, où elle vénérait une petite image de Notre Dame de l´Immaculée Conception qui avait appartenu à sa mère, et devant laquelle, elle priait avec ferveur pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières.
 

La Servante de Dieu mourut le 14 Juin 1895, âgée de 87 ans, et fut enterrée 4 jours plus tard dans la chapelle qu´elle avait construite. Durant ces 4 jours, les personnes présentes respiraient un mystérieux parfum de roses qu´exhalait son corps. Ce parfum fut à nouveau senti en 1998 par les personnes présentes pour l´exhumation de son corps.

Au long des années, l´église de Nhá Chica est devenue, après de nombreuses réformes, le Sanctuaire de l´Immaculée Conception, qui accueille des pèlerins de tout le Brésil et du monde entier, qui viennent lui demander de nombreuses faveurs. Actuellement, sur le registre des grâces du sanctuaire, plus de 20 000 grâces ont été reçues par son intercession.

En 1954, l´église de Nhá Chica fut confiée à la congrégation des soeurs franciscaines du Seigneur, qui depuis ont ouvert sur le côté de l´église une oeuvre d´assistance sociale pour les mineurs. Aujourd´hui l´association des beinfaiteurs de Nhá Chica accueille plus de 160 enfants.

samedi 1 mai 2010

La 48ème Assemblée des évêques du Brésil


A partir de lundi, va s´ouvrir l´Assemblée des Evêques du Brésil. Plus de 300 évêques diocésains, titulaires ou émérites vont rejoindre la capitale du Brésil pour dix jours de travail, puis pour les 4 jours du Congrès eucharistique National.



Cela fait 40 ans que la capitale brésilienne n´avait pas accueilli l´assemblée, qui à partir de l´an prochain, se retrouvera tous les ans au sanctuaire marial d´Aparecida. La tenue de l´Assemblée à Brasilia est exceptionnelle cette année, à cause de l´anniversaire des 50 ans de la ville et du congrès eucharistique.

Le thème de l´Assemblée est "Disciples et serviteurs de le Parole de Dieu et la mission de l´Eglise dans le mode".
Les évêques travailleront surtout sur les Communautés ecclésiales de Base (CEBs).

Le séminaire de Brasilia participera de deux manières à cet événement :
  • en accueillant dès demain 17 évêques du Brésil pour tout leur séjour à Brasilia,
  • par la participation de deux diacres du séminaire à la messe quotidienne célébrée par les évêques.

vendredi 30 avril 2010

La vie au séminaire de Brasilia



La journée d´hier a été une journée bien chargée pour moi, comme je les aime.

Elle a commencé par un exposé en pneumatologie (discours sur le Saint Esprit), qui avait pour thème "le Saint-Esprit dans l´Histoire de l´Eglise, de la première communauté apostolique aux Protestants".
J´étais chargé de la deuxième partie, et j´ai donc développé les pensées de Saint Thomas d´Aquin, de Joaquim de Fiore et ses conséquences dans l´Histoire de la pensée humaine, et enfin les positions de Luther, de Calvin et de leurs successeurs.
Un travail conséquent mais ô combien passionnant.

Dans la foulée, le séminaire accueillait la réunion  mensuelle du clergé de l´archidiocèse de Brasilia : plus de 200 prêtres autour de Dom João pour 3 heures de réunion, après le traditionnel lanche.
Je faisais partie de l´équipe chargée du service du repas. Il fallait que les cadences suivent...

Puis l´après-midi a été consacrée à un temps baptisé "Dia do Amor da casa", moment où toute la communauté se retrousse les manches pendant deux heures pour remettre en forme le jardin et les terrains de sports. Au programme des équipes : jardinage dans le potager, balayage des allées du séminaire, peinture des trottoirs en blanc, tracé des lignes des terrains de sport.

Enfin, une bonne partie de ballon, sur ordre des Pères (nous avions interdiction de travailler dans nos chambres pendant ce temps-là, alors obéissance oblige...) pendant une heure et demie. Nous avons conclu cette journée peu banale par la célébration de la Messe dans la Grande Chapelle.

Suite des festivités dès lundi prochain, j´y reviendrai.

jeudi 29 avril 2010

Figure de sainteté au Brésil : la servante de Dieu Nhá Chica (1/2)


Francisca de Paula de Jesus, appelée affectueusement Nhá Chica, est née en 1808 à Rio das Mortes - São João Del Rei, dans l´état du Minas Gerais. Sa mère était esclave et son père probablement un homme blanc. 

Le 26 Avril 1810, à l´âge de deux ans, elle reçut le sacrement du Baptême dans la chapelle de Santo Antônio do Rio das Mortes Pequeno, São João Del Rei. Ses parrains et marraines étaient Ângelo Alves et Francisca Maria Rodrigues.
En 1816, elle rejoignit Baependi, accompagnant sa mère, et son frère. Ils vécurent tous les trois dans une cabane au sommet d´une colline.
En 1818, la petite Francisca, âgée de 10 ans, perdit sa mère. Cette dernière remit ses deux enfants dans les mains de Dieu et  de la Vierge Marie. Orphelins de mère, seuls au monde, les deux enfants grandirent sous l´assistance et la protection de Notre dame, qui peu à peu conquit le coeur de Nhá Chica, qui ne faisait rien sans la consulter en premier.

Nhá Chica montra de grandes dispositons intérieures pour faire fructifier l´héritage spirituel reçu de sa mère. Elle ne se maria pas et repoussa avec fermeté toutes les propositions de mariage qui lui furent présentées. Elle se montrait à l´aise avec tous, les plus pauvres, les plus riches et les nécessiteux. Elle répondait à tous ceux qui lui rendaient visite, sans aucune discrimination, et pour chacun elle avait une parole de réconfort, un conseil ou une promesse de prière. Bien que très jeune, elle était consultée pour conseiller, faire des prières et aider les personnes qui étaient en affaires. Beaucoup la consultaient avant de prendre une décision, et pour toutes ces personnes, elle était considérée comme une "sainte".

A ceux qui lui demandaient d´où lui venait sa sagesse, elle répondait tranquillement : "je n´ai jamais fait de miracles, je prie Notre Dame, qui m´écoute et me répond; c´est pour cela que je suis capable de répondre avec certitude quand on me consulte, et je prie avec foi".

mercredi 28 avril 2010

XVIème Congrès Eucharistique National : la présence du coeur du Saint Curé d´Ars


 
En cette année sacerdotale, la relique du Saint Curé est amenée à beaucoup voyager.

Le 12 Mai, arrivera la  dite relique, accompagnée de son évêque, Mgr Bagnard et de l´un de ses vicaires épiscopaux.

La relique sera installée dans l´autel principal du Congrès, construit pour l´occasion. 

Mgr Bagnard donnera une conférence et présidera la messe dans chacun des deux séminaires. Il donnera une conférence lors de la journée sacerdotale organisée le 13 Mai, en présence du légat du Pape, le Cardinal Hummes, préfet de la Congrégation pour le Clergé, et de plus de 2000 prêtres, sur le thème
"Fidélité du Christ, fidélité du prêtre selon Saint Jean-Marie Vianney". 

C´est une très grande grâce pour tout le diocèse de Brasilia qui se fait une joie d´accueillir toute cette délégation d´Ars.


mardi 27 avril 2010

4ème Dimanche de Pâques : Dimanche du Bon Pasteur


 
Ce Week-end passé en paroisse, m´a permis de commencer tout doucement une tournée d´au-revoir des différentes chapelles de la paroisse Nossa Senhora de Aparecida de Samambaia. 

Samedi soir, j´ai participé à la messe dans l´église principale de la paroisse, avant d´y célébrer un mariage, devant une assemblée d´une vingtaine de personnes. Un mariage tout simple sans faste excessif et une mariée inondée de larmes pendant qu´elle remontait l´allée centrale au bras de son père.

Dimanche matin, j´ai accompagné mon curé pour la célébration de deux messes dominicales dans deux chapelles différentes de la paroisse. Le soir, j´ai présidé une célébration de la Parole dans une autre chapelle de la paroisse, prêchant sur le Bon Pasteur, et invitant plus particulièrement à prier pour les pasteurs, évêques et prêtres, et pour les vocations sacerdotales

lundi 26 avril 2010

Brasilia, la plus jeune capitale du monde !

Aujourd´hui, je reproduis in extenso un article du Figaro présentant la ville de Brasilia. Rude constat de la part du journaliste;

Brasília fut inaugurée le 21 avril 1960. Cette année, la «ville du futur» fête ses 50 ans. Un demi-siècle d'utopies qui donne à la capitale du Brésil son caractère unique.


Le palais d'Alvorada (ou palais de l'Aurore) est une oeuvre 
d'Oscar Niemeyer. Situé en périphérie du centreville, il est le lieu de 
résidence du président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, alias Lula.
 L'inauguration officielle de la ville eut lieu bien après celle de ce 
bâtiment (Reportage photo Emile Luider).
Le palais d'Alvorada (ou palais de l'Aurore) est une oeuvre d'Oscar Niemeyer. Situé en périphérie du centreville, il est le lieu de résidence du président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, alias Lula. L'inauguration officielle de la ville eut lieu bien après celle de ce bâtiment (Reportage photo Emile Luider).






On vient au Brésil pour ses «sambadromes» bourrés à craquer de Cariocas toqués de danse, ivres de fièvre, pour ses aguichantes plages de sable blanc où se brisent des reins d'écume, pour ses maillots de bain de la taille d'un timbre poste. On vient plus rarement au Brésil pour sa capitale, Brasília. Dans l'esprit commun, la ville se résume aux plans séquence de L'Homme de Rio, dans lequel Philippe de Broca filme un Bébel suant à grosses gouttes dans un Brasília vide de population. Dans une métropole encore en gestation, Jean-Paul Belmondo alias Adrien court à perdre haleine sous un ciel d'azur. C'était il y a presque cinquante ans.
Le palais Itamaraty, le 
ministère des Affaires étrangères.
Le palais Itamaraty, le ministère des Affaires étrangères.
Aujourd'hui, depuis son siège d'avion, le voyageur survole un horizon d'herbes sèches, de boue calcinée et de bauxite rouge. Une toile tendue de savanes que crève brutalement la poussée verticale du béton. Brasília semble dressée dans une attitude d'exhortation, comme pour convaincre le curieux de lui rendre visite. La moindre agglomération est située à plus de 2 000 kilomètres. D'en haut, on dirait un test de Rorschach, en forme d'oiseau pour les uns, de papillon pour les autres. D'en bas, elle se décline en une équation mathématique d'avenues et une orchestration rigoureuse d'immeubles, véritable algèbre urbain. La ville orwellienne est à l'image de l'univers totalitaire de l'écrivain anglais: entre décor de science-fiction et délire architecturo-stalinien. Une utopie jaillie d'une pensée tricéphale: capitale rêvée par le président Juscelino Kubitschek (élu en 1956), planifiée par l'urbaniste Lucio Costa et dessinée par l'architecte Oscar Niemeyer.

Une capitale dessinée par Oscar Niemeyer

De cette aventure humaine, il ne reste que Niemeyer pour témoigner. Bien que centenaire (102 ans), l'homme est toujours un architecte fécond, refusant les commandes, mais devisant avec passion sur l'épopée brasilienne. Il travaille à Rio dans un loft design en diable, à peine meublé: piano à queue, divan aux lignes aériennes, murs vierges et baie vitrée ouverte sur la plage incurvée de Copacabana.
«Lorsque Kubitschek est arrivé au pouvoir en janvier 1956, il a tenu la promesse de sa campagne électorale: cinquante ans de progrès en cinq ans de gouvernement. Un jour, il m'a dit: “Oscar, nous allons bâtir la nouvelle capitale du Brésil, au milieu de nulle part et à partir de rien. Quel symbole plus fort que la construction de Brasília pour exprimer ses ambitions pour un pays?”»
Niemeyer, ce sont 500 projets et plus de 200 réalisations. C'est aussi une phrase, prononcée des milliers de fois, usée jusqu'à la corde: «La courbe est la solution naturelle.» Il suffit d'observer l'une des créations de ce fervent communiste pour s'en convaincre: le siège du PCF, place du Colonel-Fabien, à Paris.
L'église Dom Bosco fut 
construite en hommage au saint patron de la ville, à l'endroit exact où 
passe le 15e parallèle.
L'église Dom Bosco fut construite en hommage au saint patron de la ville, à l'endroit exact où passe le 15e parallèle.
Brasília est l'avènement d'un projet qui remonte au XVIIIe siècle, quand l'idée d'une capitale située à l'intérieur des terres commence à germer: une ville éloignée des côtes, menacées en permanence par les attaques maritimes. Le défi est de taille: construire la capitale fédérale d'un territoire de 8,5 millions de kilomètres carrés dans une zone déserte. Elle sera bâtie en mille jours, et 4 millions d'arbres seront plantés.
Le fameux plan pilote de Lucio Costa fut sélectionné en mars 1957, parmi 41 projets présentés par 26 candidats. Sa fille, une sexagénaire sexy, vit toujours dans le duplex familial un vaisseau flottant sur les eaux écumantes d'Ipanema , où son père a passé cinquante-six ans à produire des couches sédimentaires de croquis, de dessins et de plans.
«Mon père était un taiseux, un taciturne, un solitaire, travaillant seul sur son concept dans le secret de son bureau, ici, à l'étage du dessous. Le jour de la remise des projets, très en retard, il a glissé dans une pochette 11 pages dactylographiées et scotché un plan. Avec ma soeur, nous sommes partis tous les trois sur les chapeaux de roues. Le temps que mon père se gare, c'est moi qui suis allée remettre son rapport. Il avait réussi à penser une future capitale en quatre mois, créant un paysage urbain sur 360° d'horizon.»

Une utopie sociale et politique

Inaugurée volontairement un 21 avril, entre équinoxe et solstice, afin de lui donner un parfum animiste, la cité sortie de nulle part est une utopie sociale et politique. Ardent défenseur d'une idéologie égalitaire, Lucio Costa imagine une ville où sont gommées les différences sociales, où les quartiers sont organisés autour de leur fonction (secteurs résidentiels, des banques, des ministères, des commerces, des loisirs, des églises...) afin de garantir une meilleure qualité de vie en séparant travail, activités et habitations.
Bref, Brasília est avant tout conceptuelle. Seul hic? Prévue pour accueillir 500 000 habitants, elle en compte aujourd'hui 2,5 millions, et même plus de 3 millions avec sa banlieue. Depuis qu'elle a été classée par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, aucune rénovation urbaine n'est envisageable: la ville est vouée à rester figée dans les années 50, et sa population, contrainte de se loger en périphérie.
Une vingtaine de villes satellites ceinturent ainsi Brasília. Dix mille fonctionnaires et diplomates viennent y travailler quotidiennement. Chaque jour, matin et soir, un mouvement pendulaire assure via les liaisons d'autobus deux trajets. Brasília inspire à 7 heures et expire à 17h30. Une cadence à la rigueur de métronome: l'axe monumental (son avenue principale) est ouvert à la circulation dans un sens le matin, qui s'inverse le soir. En fin d'après-midi, lorsque les salariés fuient le centre-ville, les douze artères en sens unique (250 mètres de large) ondulent sous les rejets brûlants des pots d'échappement.
Les plus pauvres sont 
contraints de vivre dans des favelas.
Les plus pauvres sont contraints de vivre dans des favelas.
Les rares privilégiés qui habitent le plan pilote sont fiers de leur appartenance à la ville. Ils vantent avec exubérance un sentiment d'«insularité» forgé sur les 2 000 kilomètres de vide qui les séparent du reste du monde. Les autres, bien que reclus dans la périphérie, expriment un même sentiment d'affiliation. «Cette ville, on l'a dans le sang!» Ils l'aiment pour «ses rues vides, son béton en surdose, son atmosphère létale». Sans ironie. Préservée de la souillure d'une quelconque modernisation, identique au projet initial, sa substantifique moelle à leurs yeux n'a subi aucun outrage. L'un d'eux résume en une phrase le lien paradoxal qui l'unit à Brasília: «C'est une ville que l'on passe son temps à vouloir quitter, mais dont on n'arrive jamais à consommer le divorce.»
Brasília est une somme de contradictions. L'une d'elles est qu'il faut sortir du centre-ville pour comprendre le mode de vie de ses habitants. Les faubourgs offrent trois options: favelas, où s'entassent laissés-pour-compte et va-nu-pieds; apologie de la déglingue, cités dortoirs réservées à la masse ouvrière et aux petits fonctionnaires; résidences protégées où les nantis vivent reclus derrière de hauts murs surmontés de barbelés. Bois précieux, béton teinté, baie d'aluminium, murs de verre... Ici, les maisons sont toutes l'oeuvre d'architectes soucieux de rivaliser avec le maître Niemeyer. L'idéologie en moins.
Aujourd'hui, Brasília fête son cinquantième anniversaire, mais sous le fard appliqué à la truelle, le visage de la capitale porte les outrages du temps. La cité «du futur» n'a jamais été conçue pour vieillir.


dimanche 25 avril 2010

Dimanche du Bon Pasteur : Journée mondiale de prière pour les vocations



En ce Dimanche du Bon Pasteur, je vous invite à prier pour les vocations sacerdotales et religieuses, dont nous avons tant besoin. Et surtout pour la sainteté de ceux qui s´engagent à donner leur vie au Christ, afin que leur témoignage n´en soit que plus rayonnant.

"Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu : n´est-ce-pas le plus grand trésor que Dieu puisse concéder à une paroisse ?", disait le Saint Curé d´Ars.

Je vous fais part d´une initiative du Service des Vocations du diocèse de Rouen, que vous pouvez noter dans vos agendas : la veillée suivie de la nuit de prière pour les vocations le Vendredi 25 Juin prochain, à la basilique de Bonsecours, à partir de 20h30.


Ici à Brasilia, l´archidiocèse organise toute une journée vocationnelle sur le campus de l´université catholique de Brasilia, avec présence des séminaristes, de nombreux religieux,  de nombreux prêtres, et de l´archevêque de Brasilia.

Au programme : témoignages, conférences, messe, confessions et adoration continue.


samedi 24 avril 2010

Les 50 ans de Brasilia




Le 21 Avril 1960 est la date symbolique d´inauguration de la ville de Brasilia.

En effet, il y a 50 ans, le Président Juscelino Kubitschek, a souhaité que la messe d´inauguration de la ville commence le 20 avril à 23h, afin de commencer le jour de Tiradentes dans une attitude de prière, et sous le regard de Dieu.
50 ans plus tard, le 20 avril 2010, soit mardi soir dernier, l´archevêque de Brasilia a célébré une messe d´action de grâces pour le jubilé d´or de la ville, messe qui marque le début des festivités de l´anniversaire de la capitale brésilienne.

En présence de 2000 personnes, du cardinal Falcão, de six autres évêques, et du nonce apostolique au Brésil, de 200 séminaristes et de plus de 100 prêtres, de nombreuses autorités civiles et politiques, la messe a commencé à 23h et s´est terminé vers 1h30 le 21 avril. Elle était célébrée sur l´autel monumental construit pour le futur Congrès eucharistique National. Seule la partie centrale est pour le moment achevée, mais cela a déjà beaucoup d´allure.

L´archevêque de Brasilia a donné une homélie très incisive, reconnaissant les tords de l´Eglise, mais dénonçant en même temps la corruption des politiques et les médias, qui "très souvent promeuvent une affectivité et une sexualité humaines dépourvues de toute limite", sous les applaudissements de la foule.
Il a conclu par ces paroles : "Aujourd´hui, nous revivons avec satisfaction les origines de notre capitale, et dans le même temps, de l´archidiocèse de Brasilia. Nous faisons monter notre action de grâces pour les Brasilienses et les Brésiliens qui ont participé à l´histoire de ces 50 années. Dans notre action de grâces, nous incluons tous ceux qui ont déjà rejoint leur demeure définitive auprès de Dieu".

vendredi 23 avril 2010

21 avril : Dia de Tiradentes au Brésil


Tiradentes, surnom donné à Joaquim José da Silva Xavier,(Pombal, 16 août 1746 — Rio de Janeiro, 21 avril 1792) était un activiste politique brésilien. Il exerça les divers métiers de d'arracheur de dents, de tropeiro, d'exploitant minier, de commerçant et de militaire.

Né dans la zone rurale du district de Pombal, à l'époque sur le territoire de la municipalité de São José del-Rei (aujourd'hui Tiradentes), dans l'État du Minas Gerais, Tiradentes était fils du portugais Domingos da Silva Santos, propriétaire terrien, et de la brésilienne Maria Antônia da Encarnação Xavier, le quatrième de quatre frères. En 1755, après la mort de Maria Antônia, il suit son père à Vila São José. Deux ans plus tard, à l'âge de 11 ans, il perd également son père. Le jeune Joaquim ne fait pas d'études et reste sous la tutelle de son parrain qui était chirurgien. Il travaille alors dans l'exploitation minière puis s'associe à un office d'assistance publique à Vila Rica et se consacre à la pratique de la pharmacie et à l'exercice de la profession de dentiste, ce qui lui vaut le surnom de "Tiradentes" ("arracheur de dents" en français).
Grâce à ses connaissances acquises dans le travail des minerais, il commence ensuite à travailler pour l'administration portugaise dans la prospection et la reconnaissance du sertão brésilien. En 1780, il rejoint la milice de la capitainerie du Minas Gerais. En 1781, il est nommé, par la reine Marie Ire, commandant de la patrouille de Caminho Novo, la route menant à la ville de Rio de Janeiro. Il avait pour fonction de garantir la sécurité des convois d'or et de diamants extrait dans la capitainerie jusqu'à la capitale. Confronté dans son travail au volume des richesses accaparées par les portugais et à la pauvreté du peuple brésilien, il commence à critiquer l'exploitation du Brésil par la métropole portugaise. Déçu de ne pas obtenir de promotion dans la carrière militaire, il démissionne de la cavalerie en 1787.
Il habite alors environ un an à Rio de Janeiro et cherche à développer des projets d'amélioration de l'alimentation en eau de la ville, comme la canalisation des cours d'eau rio Andaraí et rio Maracanã. Il n'obtient cependant aucun crédit pour l'exécution de ses projets de travaux. Cet échec accentue son désir de liberté pour la colonie.
De retour au Minas Gerais, il commence à prêcher, à Vila Rica et dans les environs, en faveur de l'indépendance du Brésil. Il organise un mouvement en faveur de sa cause et s'alliant à des membres du clergé et de la haute-société, comme Cláudio Manuel da Costa, ancien secrétaire du gouvernement, Tomás Antônio Gonzaga, ex-magistrat supérieur et Inácio José de Alvarenga Peixoto, exploitant minier. Le mouvement reçoit un renfort idéologique avec l'indépendance des colonies anglaises d'Amérique du Nord et la formation des États-Unis d'Amérique. Des facteurs régionaux et économiques contribuent également à la popularité du mouvement, comme la baisse de la production de minerais dans la capitainerie. Les habitants de la région, n'arrivant pas à payer les cent arrobas d'or dues annuellement à la couronne portugaise, adhèrent d'autant plus facilement à la propagande contre l'ordre colonial.

Le sentiment de révolte atteint son paroxysme avec l'instauration d'un nouvel impôt, la derrama, recouvrement de 538 arrobas d'or en arriérés d'impôts depuis 1762, immédiatement payable au nouveau gouverneur de la capitainerie, Luís Antônio Furtado de Mendonça, vicomte de Barbacena. Nourrie également par les idéaux des Lumières, le mouvement, appelé conjuration Mineira (ou Inconfidence minière), se forme dans la nuit de l'insurrection: les leaders du mouvement sortent dans les rues de Vila Rica réclamant l'instauration d'une République ce qui leur vaut l'adhésion immédiate de la population. Cependant, avant que la conspiration ne se transforme en révolution, elle est dénoncée au pouvoir portugais par le colonel Joaquim Silvério dos Reis, le lieutenant-colonel Basílio de Brito Malheiro do Lago et l'açorien Inácio Correia de Pamplona, en échange de l'effacement de leurs dettes vis-à-vis de la couronne. Le vicomte de Barbacena suspend alors la derrama et ordonne l'arrestation des insurgés (1789). Prévenus, les conjurés se cachent chez des amis à Rio de Janeiro, mais sont découverts par Joaquim Silvério dos Reis.
Parmi les conjurés, on trouve les pères Carlos Correia de Toledo e Melo, José de Oliveira Rolim et Manuel Rodrigues da Costa; le lieutenant-colonel Francisco de Paula Freire de Andrade; les colonels Domingos de Abreu et Joaquim Silvério dos Reis (un des délateurs du mouvement); les poètes Cláudio Manuel da Costa, Inácio José de Alvarenga Peixoto et Tomás Antônio Gonzaga.
Leurs principaux objectifs étaient d'établir un gouvernement indépendant du Portugal, de créer une université à Vila Rica, développer l'industries et faire de São João del-Rei le nouveau siège de la capitainerie.

Joaquim José da Silva Xavier, "Tiradentes", était probablement, parmi les membres de la conspiration, celui à la position sociale la plus basse. Il fut cependant le seul à assumer sa responsabilité au sein du mouvement. Niant tout d'abord toute implication, Tiradentes assume ensuite toute la responsabilité de la conjuration, innocentant ses compagnons. Les conjurés attendent trois ans en prison leur procès et leur jugement. Certains sont condamnés à mort et d'autres à l'exil. Plus tard, sur ordre de la reine Marie Ire, toutes les peines sont commuées en exil, sauf pour Tiradentes, qui reste condamné à la peine capitale.


Le dimanche 21 avril 1792, au matin, Tiradentes parcourt en procession les rues du centre ville de Rio de Janeiro, jusqu'au lieu de son supplice. Exécuté puis écartelé, sa mémoire est déclarée infâme une fois la sentence accomplie. Sa tête est alors montée sur un poteau à Vila Rica, ses restes dispersés le long du Caminho Novo (à Cebolas, Varginha do Lourenço, Barbacena et Queluz où il prononça des discours appelant à la révolte) et sa maison rasée.

Après l'indépendance du Brésil, Tiradentes reste longtemps une personnalité relativement obscure. En effet, pendant l'Empire, les deux monarques, Pierre Ier et Pierre II, appartiennent à la lignée masculine de la maison des Bragance et sont, respectivement, neveu et petit-neveu de Marie Ire de Portugal, qui avait émis la condamnation à mort de Tiradentes. Tout change avec l'avènement de la République, et surtout l'arrivée des idéologues positivistes qui présidèrent à sa fondation et qui cherchèrent dans la figure de Tiradentes une personnification de l'identité républicaine du Brésil. De là vient l'iconographie traditionnelle le présentant en robe et avec une barbe, à côté de l'échafaud, vaguement assimilé à Jésus Christ.
Tiradentes ne se maria jamais mais eut deux fils, João avec Eugênia Joaquina da Silva et Joaquina avec Antonia Maria do Espírito Santo.

Tiradentes est aujourd'hui considéré comme le patron civil du Brésil. La date de sa mort, le 21 avril est célébrée tous les ans par un jour férié.