samedi 20 mars 2010

Le Congrès eucharistique national de Brasilia du 13 au 16 Mai 2010 : Qu´est ce qu´un Congrès eucharistique ? (2/2)


Depuis leurs débuts, les Congrès eucharistiques ont eu trois caractéristiques essentielles :
  • approfondir la doctrine chrétiennes sur l´Eucharistie,
  • Rendre un culte public et solennel au Saint Sacrement par l´adoration et la réparation
  • Manifester l´universalité et l´unité de l´Eglise.

Par la suite, les Congrès eucharistiques ont également traité de nombreux autres aspects diversifiés et avec des thématiques spécifiques :
  • Faire fructifier les fruits de l´Eucharistie dans l´Eglise et la société par l´action sociale,
  • Séminaires thématiques pour des publics particuliers : enfants, jeunes, militaires, universitaires, ouvriers, politiques, cadres, couples et célibataires, malades et handicapés, prisonniers et drogués, marginaux et exclus,
  • Eucharistie et Mission,
  • Eucharistie, évangélisation et moyens de communication.
Pour réaliser ces objectifs, les Congrès eucharistiques réalisent différentes activités :
  • Réflexions théologiques et pastorales,
  • Célébrations liturgiques solennelles,
  • Programmes populaires d´éducation de la foi : missions populaires,
  • Journées sociales en faveur des plus pauvres et des exclus.
Le premier congrès eucharistiques a été célébré à Lille en 1881, suite à l´initiative d´un groupe de laïcs, disciples de Saint Pierre- Julien Eymart (1811-1868, prêtre français fondateur des prêtres du Saint Sacrement). Ce fut une célébration magnifique, à laquelle ont participé des fidèles et des évêques de divers pays européens. A partir de cette expérience, d´autres pays ont souhaité renouveler cette belle initiative.

Au Brésil, jusqu´à aujourd´hui, 15 congrès eucharistiques nationaux ont déjà eu lieu. Le premier a été réalisé en 1933 à Salvador da Bahia, le dernier en 2006 à Florianopolis (Santa Catarina), avec comme thème "Il est là au milieu de nous !". Le Pape Jean-Paul II a participé à deux d´entre eux : Fortaleza (Ceara) en 1980 et Natal (Rio Grande do Norte) en 1991. Pour les autres, il ´tait représenté par un
envoyé spécial, nommé légat pontifical, et qui a rend de personnage d´état.

Pour le Congrès de Brasilia, le Pape Benoît XVI a nommé comme légat le Cardinal  brésilien Claudio Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé.

vendredi 19 mars 2010

Le Congrès eucharistique national de Brasilia du 13 au 16 Mai 2010 : Qu´est ce qu´un Congrès eucharistique ? (1/2)


Un congrès eucharistique se veut être la rencontre de toutes les personnes qui professent la foi catholique sur la réalité de la Sainte Eucharistie, et qui désirent donner un témoignage public sur la présence réelle du Seigneur Jésus, qui anime, console et convertit les fidèles. Le Congrès eucharistique est une démonstration publique de notre foi personnelle : nous annonçons sa mort et proclamons sa Résurrection ! Viens Seigneur Jésus !

L´Eucharistie est le plus grand trésor de l´Eglise catholique, car elle est la présence même de Jésus Christ au milieu du Peuple de Dieu. Le Peuple des Ecritures chemine vers la terre promise emmenant avec lui l´arche de l´Alliance, sous la conduite de Moïse et de ses collaborateurs. Le Peuple du Nouveau Testament chemine dans l´Histoire, en vue des cieux nouveaux et des nouvelles terres, emmenant avec lui Jésus Christ, et alimenté par la Parole des Ecritures et par l´Eucharistie.

Un Congrès eucharistique veut réaffirmer cette certitude : "Il est au milieu de nous !". C´est une invitation faite à tous ceux qui croient en cette parole de vérité : "Venez et voyez !" (Jean 1, 39).

De cette manière,  nous réaffirmons notre assurance de la vie éternelle, par delà les horizons de notre Histoire ! A partir de cette profession explicite de notre foi en l´Eucharistie, le Congrès eucharistique propose des conséquences pratiques, dont l´engagement dans le geste sublime de l´adoration ! Adore le Seigneur en Esprit et en Vérité (Jean 4, 24).

Un acte d´adoration radical à Jésus dans l´Eucharistie implique un engagement dans une cohérence de vie authentiquement chrétienne. Pour cela, un Congrès eucharistique a des implications théologiques et spirituelles, pastorales et missionnaires, catéchétiques et vocationnelles, sociales et politiques, culturelles et écologiques, œcuméniques et inter-religieuses. Nous adorons Jésus dans l´Eucharistie et nous voulons l´annoncer à tous les hommes et femmes de notre temps, comme Celui qui est le Libérateur et le Sauveur, qui nous comble de la vie en abondance (Jean 10, 10).

jeudi 18 mars 2010

Figure de sainteté au Brésil : les Bienheureux Manuel Gómez González et Adílio Da Ronch



Aujourd´hui, je vous présente, en cette année sacerdotale, une figure de prêtre missionnaire et martyr, le Père Manuel Gómez González et l´un de ses enfants de chœur Adílio Da Ronch.

Manuel Gómez González est né le 29 Mai 1877 à As Neves en Espagne. Après ses études primaires dans sa cité natale, Manuel entre au séminaire diocésain de São Pelagio em Tuy, où il fréquente le cours des humanités puis suit son séminaire de philosophie et de théologie. Il est ordonné prêtre le 24 Mai 1902.

Durant la brève période où il exerce son ministère dans son diocèse, il est vicaire de sa paroisse natale. En 1905, il est incardiné dans l´archidiocèse de Braga au Portugal, où il est nommé curé des paroisses de Taias, Barrocas e Monsão. Il y reste jusqu´en 1913. 

Le 14 août de cette même année, à cause des persécutions religieuses vécues au Portugal, il reçoit l´autorisation de l´archevêque de Braga de partir pour le Brésil.

Le 23 Mai 1914, le Père Manuel est destiné à remplacer le Père João Antônio Faria, comme curé de Soledade dans l´état du Rio Grande do Sul. Au mois de Décembre, le Père João, de retour dans la paroisse, demande à son évêque qu´il laisse le Père Manuel vicaire paroissial tant il est satisfait du travail pastoral réalisé par le Père Manuel.

Le 7 Septembre 1915, le Père Manuel est nommé curé de Nonoai (Rio Grande do Sul), se montrant très vite un véritable pasteur pour son troupeau. Il promeut et encourage l´apostolat de la prière, organise la catéchèse et incite les fidèles à participer à la Sainte Messe et aux sacrements. Avec ténacité et zèle apostolique, il réussit à vaincre l´indifférence de beaucoup de personnes et à améliorer la qualité de vie de ses paroissiens. Il fonde de petites communautés et ouvre une école dans sa propre maison, dans laquelle il enseigne gratuitement pour les enfants et les adolescents. 
Étant donnée la grande superficie de sa paroisse, la population vivait dispersée, avec peu d´instruction scolaire et religieuse, et les événements sanglants dus banditisme étaient fréquents.

En plus d´être curé de Nonoai, il est également administrateur de Palmeira das Missões, ce qui l´oblige périodiquement à réaliser de longs voyages pour visiter les communautés les plus éloignées. Durant le mois de Mai 1924, il doit se rendre dans des localités proches de la frontière argentine et demande à la mère de Adílio Daronch, l´un de ses enfants de chœur âgé de 15 ans, la permission pour que ce dernier l´accompagne. Le 21 Mai 1924, alors qu´ils s´approchent de la localité de Três Passos, ils croisent un groupe de révolutionnaires, qui par erreur les emmènent au fin fond de la forêt de Feijão Miúdo et les assassinent. Le Père Manuel est alors âgé de 47 ans.

Les funérailles furent réalisés le 25 Mai, en présence de centaines de personnes qui reconnaissaient déjà la dimension de martyr des deux serviteurs de Dieu.

"Comme missionnaire, le Père Manuel a réalisé un travail remarquable. Après sa mort, son apostolat a porté encore plus de fruits. Au sein de la communauté, on percevait un sentiment de très grande perte..."

Il a été béatifié le 20 octobre 2007 à Santa Catarina en même temps que Adílio Daronch, son compagnon dans le martyr, et la jeune Albertina Berkenbrock, elle aussi martyre.

mercredi 17 mars 2010

L´organisation de l´Eglise au Brésil : les ministres de l´Eucharistie


Je profite de l´actualité du diocèse de Rouen, à savoir la tenue du synode diocésain, pour apporter un éclairage brésilien sur la question posée par Monseigneur Descubes à l´ensemble du peuple chrétien qui est en Seine-Maritime : 
"Que ferons-nous pour que, dans le diocèse de Rouen, nos paroisses soient des communions de communautés de disciples du Christ qui vivent et témoignent de l'Evangile ?" 
Le synode doit en préciser les moyens : "Quels rassemblements, quelles célébrations et quels ministères (quelles responsabilités) leurs sont nécessaires ?" 



Il faut savoir qu´ici au Brésil, existent les ministres de l´Eucharistie. Ce sont des laïcs, choisis par la communauté, avec l´accord du prêtre, pour une durée déterminée.

Leur but est d´aider le prêtre dans la célébration de l´Eucharistie : ils préparent tout ce qui est nécessaire pour la célébration de l´Eucharistie, vont chercher le Saint Sacrement au tabernacle, aident à la distribution de la communion, reportent le Saint Sacrement au tabernacle, et après la messe rangent à la sacristie tout ce qui a été sorti. Lorsqu´ils sont "en fonction", ils revêtent une blouse blanche décoréé avec des motifs eucharistiques.

Mais ils portent également la communion aux malades et en l´absence du prêtre, peuvent célébrer une célébration de la Parole (les célébrations de la Parole représentent 80 % des célébrations dominicales au Brésil). Ils peuvent également célébrer les funérailles.

Tous les ans, ils suivent une formation d´un WE au terme duquel, l´évêque les envoie en mission. A Brasilia, les ministres de l´Eucharistie (hommes ou femmes) sont nommés pour deux ans renouvelables autant de fois qu´ils le souhaitent.

De manière très exceptionnelle, l´évêque peut autoriser ces ministres à célébrer baptêmes et mariages, mais cette dispense ne concerne que des paroisses au cas par cas et jamais un diocèse entier.

Sur la paroisse, il y a 27 ministres de l´Eucharistie et à peu près 3000 pour tous les diocèse de Brasilia, qui compte quasiment 3 000 000 d´habitants.

mardi 16 mars 2010

Le Congrès National à Brasilia


Le Congrès National de Brasilia, et ce pour la première fois de l´histoire politique du Brésil, regroupe depuis 50 ans dans un seul et même bâtiment les deux chambres des élus fédéraux. L´ouvrage se compose d'un bâtiment principal et de quatre annexes, et a été dessiné par Oscar Niemeyer. 

C´est l´un des emblèmes de la ville, qui se visite d´ailleurs très facilement, y compris les jours de session parlementaire. Les Brésiliens font tout pour que les citoyens et touristes puissent visiter les lieux de décision, et l´accueil y est des plus chaleureux avec des visites guidées très fréquentes.


La salle destinée aux sessions plénières de la Chambre des Députés occupe la majeure partie du bâtiment principal. Elle est surmontée d'une coupole concave, symbole d'ouverture. Les représentants sont plus de 500 et chaque état fédéral est représenté de manière proportionnelle, suivant la taille de sa population : de 8 (District fédéral) à 60 (états de Saõ Paulo).
 
Le Sénat qui lui fait face, possède une coupole convexe, symbole de réflexion. Les 27 états fédéraux sont tous représentés par 3 sénateurs soit 81 sénateurs.

Le même bâtiment abrite les commissions ainsi que les bureaux des présidents et des chefs de groupes parlementaires. L'originalité de cette structure architecturale est renforcée par deux tours, reliées entre elles et formant un H, symbole de l'Humanité.

lundi 15 mars 2010

WE en paroisse à Samambaia


C´est avec beaucoup de joie que j´ai retrouvé ce week-end mon curé Padre Ulysses, plus bronzé que jamais. Les vacances du séminaire puis les quelques jours qu´il a pris ensuite ont fait que nous ne nous étions pas revus depuis début décembre.


Dans la paroisse, les préparatifs du prochain Congrès Eucharistique battent leur plein et l´on peut sentir une certaine émulation à l´approche de l´événement. Ainsi, la chorale des enfants, qui participera à l´une des messes du Congrès en Mai prochain.

Hier matin, durant la messe de 8 heures, j´ai rencontré l´un des groupes de jeunes de la paroisse, qui a profité des vacances pour accueillir de nouveaux responsables et de nouveaux membres.

Puis, j´ai célébré 14 baptêmes, et ai de la sorte dépassé la barre des 100 baptêmes depuis mon arrivée à Brasilia (105 exactement, soit une moyenne de 15 par célébration).

Puis déjeuner avec mon curé et mon vicaire dans un restaurant spécialisé dans les spécialités du Goias et du Minais, deux états brésiliens de l´intérieur.

Enfin, j´ai présidé une célébration de la Parole dans l´une des chapelles de la paroisse. L´une des grandes joies de ces célébrations est outre la participation active et toute brésilienne de l´assemblée, la sortie de la célébration. En effet, les enfants et aussi de nombreux adultes viennent saluer le célébrant en disant "Padre, a benção" et le le célébrant de s´exécuter en traçant le signe de croix sur le front de la personne.

dimanche 14 mars 2010

Les derniers événements de la vie du séminaire de Brasilia


Cette semaine, nous poursuivons notre formation, jour après jour, dans le calme et la sérénité qu´impose le temps du Carême.

Jeudi soir, un Père travaillant à la Conférence Nationale des Evêques du Brésil, est venu nous aider à mieux chanter l´office. Nous n´avons pas ici de cours ce chants institués au cours de la messe. Cette formation, ô combien importante pour les futurs prêtres, nous est dispensée sous forme de petites sessions, à raison de 4, réparties tout au long de l´année scolaire.

Vendredi matin, au cours de la messe, nous avons fait une quête qui ira aider les séminaristes d´Haïti, durement touchés au cours du récent tremblement de terre. Nous rejoignons ainsi l´effort de Carême réalisé au séminaire d´Issy les Moulineaux, lui aussi destiné à nos frères séminaristes haïtiens.

Enfin vendredi soir, nous avons eu droit à un petit concert privé violon / hautbois dans notre nouvel auditorium. En effet, une fois par semestre, nous bénéficions de ce genre de prestation réalisée par des musiciens professionnels, dans le but d´une saine détente et d´un enrichissement culturel. Une heure de musique classique avec des airs de compositeurs brésiliens...le rêve.

samedi 13 mars 2010

Figure de sainteté au Brésil : Bienheureux José de Anchieta


José de Anchieta est né dans une famille riche, sur l´une des sept îles de l´archipel des Canaries, où accostaient les navires en provenance de Tenerife et en partance pour l´Orient et le Nouveau Monde. Son père était un noble basque et sa mère une juive convertie.
A 14 ans, il part étudier à Coimbra au Portugal, et se sent appelé à la vie religieuse. En 1551, il est admis comme novice au collège jésuite de l´Université de Coimbra.

En 1553, à l´âge de 19 ans, il est envoyé au Brésil comme missionnaire, accompagnant Duarte da Costa, le second gouverneur général nommé par la Couronne. Il arrive à São Vicente, au début de l´année 1554, la première ville fondée au Brésil par Martim Afonso de Sousa, le premier explorateur portugais du Brésil. C´est là qu´il rencontre pour la première fois les indiens.

La même année, avec le jésuite portugais Manuel da Nobrega, pénètre à l´intérieur des terres, jusqu´au plateau Piratininga, le long du fleuve Tietê. Les deux missionnaires y établissent un petit collège, et le 25 janvier 1554, y est célébrée la première messe, qui marque la fondation de la ville de São Paulo. Anchieta commence un long travail de conversion, de baptêmes et de catéchèse des indiens.


Pour les indiens, il est à la fois médecin, père et éducateur : il prend soin des corps, des âmes et des intelligences. Pour le catéchisme, il se sert du théâtre et de la poésie, pour rendre l´apprentissage plus ludique. Il enseigne le latin aux indiens, apprend leur langue, le tupi-guarani, - conformément à la tradition missionnaire, qui demande d´apprendre et de classifier les langues indigènes - et écrit "L´art de la grammaire de la langue la plus parlée sur la côte du Brésil"., qui sera publié à Coimbra en 1595.


Le ville de São Paulo de Piratininga peu à peu s´étend, autour de son centre, le collège. Mais, le long du littoral de São Paulo, de Rio de Janeiro et de Esprírito Santo, les tribus forment régulièrement une alliance, appelée Confédération des Tamoios, qui attaquent São Paulo à plusieurs reprises entre 1562 et 1564.


Anchieta et Nobrega entrent en conflit avec le gouverneur général Duarte da Costa et décident de commencer des négociations de paix avec les Tamoios à Iperoig (aujourd´hui Ubatuba). Anchieta, qui maîtrise la langue indienne et parcourt sans relâche la côte, joue un rôle crucial et gagne peu à peu la confiance des indiens. Après de multiples incidents, il signe un traité de paix entre les Tamoios, les Tupinambas et les Portugais. A cette époque, il écrit le "Poème à la gloire de la Vierge Marie", composé de 5 732 versets, certains d´entre eux écrits sur le sable des plages brésiliennes.

En 1565, il entre avec Estacio de Sá, chef d´une expédition militaire visant à déloger les Français de la côte brésilienne, dans la baie de Guanabara, où ils établissent les fondations de ce qui sera la ville de São Sebastião de Rio de Janeiro. De là, Anchieta part pour le Salvador, où il est ordonné prêtre. Au cours de ce voyage, il pénètre sur les terres du futur état du Espírito Santo et y fonde de nombreuses villes.

En 1567, il retourne à Rio de Janeiro et São Vicente. Il réside dans cette dernière durant dix annés, quand il est nommé provincial des Jésuites au Brésil.

En 1585, il fonde le village de Guaraparim (aujourd´hui Guarapiari), dans l´état du Espìrito Santo. Il meurt à l´âge de 63 ans à Reritiba, actuel Anchieta. Les indiens portent son corps durant un trajet de 80 kilomètres jusqu´à la capitale de l´état du Espírito Santo, Vitória, où il est enterré.

Anchieta, baptisé l´Apôtre du Brésil, a été béatifié le 22 juin 1980 par le Pape Jean-Paul II.

vendredi 12 mars 2010

Le Palais de l’Alvorada à Brasilia


Résidence officielle du Président de la République, le « Palais de l’Aube » est situé au bord du Lac Paranoá, sur une péninsule située à 2km de la Place des Trois Pouvoirs.
C´est le premier bâtiment inauguré à Brasilia, le 30 Juin 1958.

Le bâtiment, dessiné par Oscar Niemeyer, est vite devenu l´une des icônes de l´architecture moderne brésilienne.

Il est aussi le symbole du progrès technique et culturel des années 50, décennie durant laquelle le pays a connu une profusion culturelle notoire, avec la bossa nova, l´architecture moderne et l´art concret.


La forme distinctive des piliers extérieurs de l´édifice a donné naissance à l´emblème de la ville, présent sur le blason du District fédéral. La forme a été largement copiée dans les constructions de nombreux pays.
La construction a été inaugurée par le Président Kubishek. Quand on l´a questionné sur le pourquoi du nom "Aube", sa réponse fut : "Qu´est-ce-que Brasilia, sinon l´aube d´un jour nouveau pour le Brésil ?"

Le Président de la République y réside. Dans le palais, se trouvent des espaces de repos et de travail, ainsi que les appartements du couple présidentiel.

De n´est pas le lieu de travail du Cabinet présidentiel. Celui-ci se trouve dans le Palais du Planalto, où le Président reçoit les autorités et remplit ses devoirs de chef d´Etat et de Gouvernement.

jeudi 11 mars 2010

XVIème Congrès eucharistique national à Brasilia : une petite mise en bouche


Ci-dessous, une première vidéo de l´événement.
A voir sans modération pour déjà s´imprégner de l´ambiance à un peu plus de deux mois du Congrès.