mercredi 30 septembre 2009

A reunião do clero

Hier, comme tous les mardis avec les autres diacres du séminaire, nous avons poursuivi notre découverte de la réalité de l’archidiocèse, en participant à la réunion du clergé. Cette réunion a lieu tous les derniers mardis de chaque mois dans un lieu majeur de l’archidiocèse. Hier, la réunion se tenait dans l’église du Saint Sacrement, où est vécu l’adoration perpétuelle ? En cette année du sacerdoce, les paroisses et les mouvements se relaient d’heure en heure pour prier plus particulièrement pour les vocations et pour la sanctification des prêtres.
La réunion a débuté à 9 heures, par l’office des Laudes, présidé par le curé de la paroisse, assisté par son vicaire et le diacre de la paroisse. Après le capitule (lecture de la Parole de Dieu), l’archevêque de Brasilia, Dom João a lu un paragraphe du document préparatoire du prochain congrès eucharistique. A la fin des Laudes, le curé a proposé un temps de confession. Et là, tous les prêtres, évêque y compris, sont allés les uns vers les autres pour vivre le sacrement de Réconciliation. Après la bénédiction du Saint Sacrement, et le traditionnel lanche (goûter), la réunion a débuté, présidée par l’archevêque.

Pour commencer, lecture très formelle du compte-rendu de la précédente réunion, puis divers exposés de 15 ou 30 minutes :
  • nouvelles de la mission de l’archidiocèse en Amazonie (j’y reviendrai), 
  • organisation du prochain congrès, 
  • organisation du voyage à Rome et Jérusalem à l’occasion de l’année sacerdotale, 
  • explication de l’accord récent entre le Brésil et le Saint Siège, 
  • projet d’implantation de Radio Maria sur l'archidiocèse…
Trois heures de réunion non-stop, avec des sujets variés, où chacun intervient facilement et peut facilement interroger l’intervenant. C’est aussi un moment important pour la vie du presbyterium local, puisque les liens entre prêtres et entre l’évêque et ses collaborateurs se tissent lors de ses échanges semi-formels.

mardi 29 septembre 2009

A curia metropolitana

La semaine passée, avec les autres diacres du séminaire, nous avons visité la curie de l'achidiocèse.

Celle-ci est située dans les antres de la cathédrale conçue par l'architecte Oscar Niemeyer.
Elle connaît surtout en ce moment d'importants travaux de restructuration et d'agrandissement : Construction d'une salle de conférences de 200 places, de nouveaux bureaux, d'espaces de repos pour les employés...
Nous avons rencontré l'un des vicaires généraux de l'archidiocèse, le prêtre responsable
du conseil économique et la secrétaire du conseil pastoral diocésain.
Le seul pôle économique du diocèse compte une vingtaine de personnes : douze personnes pour la comptabilité, cinq pour l'intendance, deux pour le patrimoine immobilier...
La comptabilité s'occupe des contrats de tous les employés de l'archidiocèse : paroisses,
archevêque, séminaires, pastorales... En tout, plus de 750 personnes sont salariées de l'Eglise dans l'archidiocèse, qui compte pour le moment 121 paroisses (beaucoup d'entre elles aimeraient se multiplier) en plus des prêtres et des diacres permanents.
Chaque conseil ou événement diocésains emploie une secrétaire : conseil pastoral diocésain,
prochain congrès eucharistique, conseil économique...

Il est vrai qu'ici, le salaire minimum est de 465 reals, soit 180 euros, plus les dédomagements qui peuvent doubler le salaire (nourriture et transport).

La photo ci-jointe montre l'intérieur de l'église de Park Way, ville satellite de Brasilia. C'est un église que j'ai visité il y a un mois et qui a été inaugurée l'an dernier.

lundi 28 septembre 2009

Un Dimanche à la chacara

Après la messe de 8 heures à l'église matrice, je suis parti passer une partie de la journée à la chacara de la paroisse (lieu de retraite se situant à 35 kms de Samambaia).
C'est la deuxième fois que je me rendais dans ce lieu, situé dans la verdure près de Gama
(autre ville-satellite de Brasilia), et qui a gardé un caractère un peu sauvage, fort sympathique, avec de nombreux arbres fruitiers (j'aurai l'occasion d'y revenir).
Durant cette journée, j'accompagnais les coordinateurs des groupes de jeunes, plus quelques jeunes volontaires, susceptibles de prendre la relève (en tout, près de 50 participants). Une des soeurs de la paroisse a fait un long exposé sur la manière d'être responsable d'un groupe catholique, à partir de la figure du Christ.
Puis repas, et ballade-bain de pied dans le ruisseau situé en contre-bas du terrain de la chacara.
Tout s'est passé dans une joyeuse spontanéité, avec chants et danses.

Je suis rentré en fin d'après-midi à la paroisse, pour présider une célébration de la Parole,
avant de rentrer au séminaire.

dimanche 27 septembre 2009

Un Samedi d'évangélisation

Le mois de Septembre est le mois de la Bible pour l'Eglise du Brésil. Celui-ci s'est conclu dans la paroisse par une manifestation importante qui se renouvelle tous les ans : une après-midi complète de scènes bibliques (de la Création aux paraboles de Jésus) sur la place jouxtant l'église matrice de la paroisse.
Tous les groupes de catéchisme étaient présents : depuis l'Eveil à la foi jusqu'aux adultes.
Avec des moyens très simples, trois bouts de bois et de la ficelle, quelques images tirées sur imprimante et de nombreux bonbons en tous genres, cette fête a permis à tous de passer une après-midi complète à la découverte de la Bible sous le soleil.

Le soir, j'ai participé à la rencontre d'un des groupes de jeunes de la paroisse. Au cours de
cette rencontre avec plus de quarante jeunes, j'ai parlé de mes deux expériences étrangères : la Bahia et le Niger, avec photos à l'appui. J'ai insisté sur la nécessité qui incombe à chaque baptisé d'évangéliser son entourage là où il se trouve, avec les moyens qui seront discernés dans la prière.
Ensuite, le groupe s'est divisé en quatre pour un exercice d'évangélisation grandeur nature : du porte à porte durant une heure auprès de familles de la paroisse. Ce pour donner confiance aux jeunes présents pour qu'ils puissent évangéliser, et ensuite pour préparer une mission Ad Gentes plus importante dans les mois à venir sur la paroisse.

samedi 26 septembre 2009

Le discours du Pape Benoît XVI aux évêques des régions Nordeste 1 et 4

Benoît XVI exhorte les évêques brésiliens à présenter avec conviction le modèle de famille chrétienne.

En effet, durant l'audience des évêques des Régions Nordeste 1 et 4, l'archevêque de Fortaleza a présenté au Pape Benoît XVI les joies et difficultés des diocèses représentés au cours de cette audience. Parmi les difficultés rencontrées, l'engagement de la l'amour vécu vécu dans la durée, et plus spécialement dans le mariage, a été évoquée.
C'est à sur ce point particulier que le Pape a tenu à répondre aux évêques présents.
"Les rapports diocésains [des régions Nordeste 1 et 4], décrivent une famille assiégée et, malgré des influences négatives, l'attachement à l'Evangile de la vie des gens du Brésil septentrional. L'Eglise ne cesse d'enseigner que le fondement de la famille réside dans le mariage et dans le plan de Dieu. Pour sa part, la société sécularisée néglige largement ce principe depuis la légalisation du divorce, conservant comme critère la subjectivité individuelle et le désir de concubiner. C'est ainsi que le nombre de mariages diminue puisque personne n'entend baser sa vie sur des bases aussi fragiles et inconstantes, et que celui des unions libres augmentent avec les divorces. Derrière cette fragilité se cache le drame de tant d'enfants privés de l'appui parental, victimes d'un malaise et de l'abandon, ce qui favorise le désordre social".

L'Eglise, a poursuivi le Pape, "ne peut rester indifférente devant séparations et divorces, face à la ruine des foyers, aux effets produits sur les enfants en matière d'éducation et d'affection. Or c'est le besoin des parents, du père et de la mère, dans l'action éducative qui est nié dans le recours au divorce. "
Beaucoup d'enfants se sentent ainsi "orphelins ou bien se retrouvent avec trop de parents. Ceci a des effets dans le domaine relationnel et entraîne conflits ou états confusionnels, offrant à l'enfant un modèles altéré de famille, qui plus est précaire. La ferme conviction de l'Eglise est que l'affaiblissement de l'union des époux, mine la solidité de la famille chrétienne, espace de confiance, de don et de respect, de liberté et de formation. Malgré sa grande compréhension, l'Eglise ne peut reconnaître aux secondes unions la qualité des mariages initiaux. Ce sont des situations irrégulières et dangereuses qu'il convient de résoudre dans la fidélité au Christ, en recherchant l'aide d'un prêtre le moyen de sauver ce qui peut l'être".

Puis le Saint-Père a encouragé ses hôtes à soutenir leurs prêtres et les centres pastoraux dans l'accompagnement de familles en péril, qu'il ne faut pas laisser aller au relativisme du mode de vie tel que le diffusent certains programmes télévisés ou cinématographiques notamment. "J'espère - a-t-il conclu - que les foyers réussiront à tirer énergie du sacrement du mariage pour surmonter leurs crises... C'est à partir de ces familles que l'on pourra refaire le tissu de la société."

vendredi 25 septembre 2009

And the winner is...

Dans huit jours, le 2 octobre, sera désignée à Copenhague la ville qui accueillera les Jeux Olympiques d’été en 2016. Quatre villes sont en compétition : Madrid, Chicago, Tokyo et…Rio (vous pouvez voir le site de la candidature de Rio).
Les Brésiliens sont certains d’avoir le meilleur dossier, même s’ils craignent beaucoup la candidature de Madrid. Il est vrai que le sport espagnol a le vent en poupe en ce moment, et truste les titres européens en sports collectifs, et les titres mondiaux en tous genres avec des champions comme Alonso en Formule 1 ou Nadal en tennis. A sa décharge, les Jeux Olympiques de 2012 sont déjà organisés en Europe, à Londres.
Mais les Brésiliens veulent croire en leur bonne étoile et proposent un dossier qu’ils jugent sérieux et équilibré. L’un des atouts de la candidature carioca, est que l’ensemble des compétitions se tiendra dans la ville de Rio, avec notamment les épreuves de voile dans la superbe baie et les cérémonies d’ouverture et de clôture dans le mythique stade Maracana, de même que la finale du tournoi de football. L’un des points handicapant la candidature de Rio, est l’organisation deux ans auparavant de la Coupe du Monde 2014, dont j’ai parlé hier.
Je vous laisse voir ici une petite vidéo montrant ce que pourraient être les Jeux Olympiques de 2016.

jeudi 24 septembre 2009

Copa do mundo 2014

En 2010, la coupe du monde de football aura lieu en Afrique du Sud. La campagne de qualifications bat son plein, et les équipes nationales font tout leur possible pour participer à ce grand événement sportif, organisé pour la première fois en Afrique.

Le Brésil est d’ors et déjà qualifié, et quoiqu’il arrive l’an prochain, sera d’office qualifié pour la Coupe du Monde 2014… en tant que pays organisateur. Et oui, en 2014, la coupe du monde sera organisée au Brésil, pays où le football est comme une deuxième religion.

Ici, chacun soutient de manière passionnée une équipe du championnat brésilien : Flamengo, Corinthians, Vasco, Fluminese, … Mais quand l’équipe nationale joue, c’est l’union sacrée. Le pays s’arrête et retient son souffle. Pour 2014, le pays se prépare à accueillir cette coupe du monde.

Les stades sont en train d’être rénovés ou construits dans les principales villes du pays. La finale devrait avoir lieu dans le mythique stade du Macarana à Rio, et le match d’ouverture ou à São Paulo, ou à Brasilia, ou à Belo Horizonte. Les villes qui accueilleront l’événement procèdent à un toilettage en règle, avec de nouvelles routes qui sortent de terres et de nouveaux transports en commun. Les aéroports se modernisent, et le pays revoie à la hausse ses capacités hôtelières. Ici, il n’est pas normal que le Brésil perde au football. Sûr qu’il sera le grand favori de la coupe du Monde…2014.

Vous pouvez voir le site officiel de l’événement, ainsi qu’une vidéo présentant les différents stades.

Visite ad limina des évêques des Regions Nordeste 1 e 4

Cette semaine, un autre groupe d’évêques brésiliens effectue la visite ad limina à Rome. Il s’agit des évêques des Régions Nordeste 1 et 4, c'est-à-dire des états du Ceara et du Piaui.L’état du Ceara est un état fédéral de la côte atlantique. Sa capitale est Fortaleza, où est située l’archevêché. La région apostolique compte 9 diocèses, une population de 7 547 000 habitants, et a un territoire de 145 712 kms2. L’état du Piaui est un état frontalier de l’état du Ceara, situé plus à l’intérieur des terres. Sa capitale est Teresina où se trouve l’archevêché métropolitain. C’est un état rural de 2 873 000 habitants pour un territoire de 251 311 kms2. La province ecclésiastique compte 8 diocèses.

mercredi 23 septembre 2009

Retour sur Hallel

Retour comme promis sur la journée de Samedi.
Un des enjeux de cette journée est l’évangélisation de masse, depuis les enfants – pour lesquels un Hallelzinho est organisé - jusqu’au 3ème âge. D’après le principal journal local, plus de 200 000 personnes sont passées sur le site au cours de cette journée. Le diocèse avait convié quelques artistes de grande renommée ici au Brésil, dont Irmã Kelly Patricia, membre d´une communauté nouvelle d’inspiration carme, située à côté de Fortaleza. J’avais eu l’occasion lors de mon premier séjour au Brésil de participer à la célébration de la messe communautaire de cette jeune petite congrégation brésilienne. Ici, la musique est très importante. L’une des intuitions de cet événement est donc l’évangélisation par la musique catholique, promue par des artistes renommés. Outre Irmã Kelly Patricia, étaient également conviés Electrocristo, célèbre DJ catholique, Dunga, chanteur catholique et bien d’autres artistes et orateurs.Une autre intuition est l’évangélisation « directe ». Pour cela 300 jeunes formés pour l’occasion allaient à la rencontre des gens de passage, et en deux minutes devaient les initier à la rencontre avec le Christ, avec la Parole de Dieu.
De nombreux lieux de prière étaient également organisés :
  • prière d’intercession,
  • prière charismatique, avec baptêmes dans l’Esprit et chants en langues,
  • la confession, dont j’ai déjà parlé
  • et l’adoration eucharistique qui était le lieu central de l’événement.

L’objectif non avoué est aussi de montrer la place de l’Eglise dans la société religieuse du Brésil, en utilisant des moyens (chants, danses, orateurs) utilisés par les évangéliques, très nombreux au Brésil. C’est aussi un événement diocésain, qui mobilise un très grand nombre de personnes de toutes conditions sociales et mouvements ecclésiaux.

lundi 21 septembre 2009

Assassinat d'un prêtre italien Fidei Donum à Manaus

Je vous fais part de la mort d’un prêtre italien Fidei Donum (c'est à dire donné pour la foi, il servait pour une mission de trois à six ans dans un autre diocèse que son diocèse d'origine) à Manaus, capitale de l’état d’Amazonie. Je retranscris ici l’intégralité de l’article de Zenit.

Un missionnaire italien fidei donum, le P. Ruggero Ruvoletto, a été tué chez lui, samedi 19 septembre, à Manaus, capitale de l'État brésilien d'Amazonias, d'une balle dans la tête, par de présumés cambrioleurs qui se seraient emparés d'un butin insignifiant, rapporte l'agence missionnaire italienne Misna.
La dépouille du missionnaire sera transférée en Italie pour y être enterrée, précise Misna. Des veillées et de nombreux témoignages se sont enchaînés à l'annonce de la mort du prêtre. Le monde missionnaire de Padoue, en Vénétie (Italie) - dont était originaire le père Ruvoletto -, s'est réuni dimanche en prière au petit séminaire de Rubano, où aurait dû se tenir l'Assemblée missionnaire diocésaine.
« La rencontre a été changée en souvenir et en prière - indique un communiqué du Centre missionnaire diocésain de Padoue - mais aussi en solidarité à la famille, aux missionnaires, à ceux qui vouent leur vie à l'Évangile ».
Dans un message adressé à l'Église diocésaine, le père Valentino Sguotti, directeur du Centre, a déclaré : « L'expérience de foi de père Ruggero, parvenue jusqu'au don total de sa vie, témoigne réellement de l'Évangile sans frontière sur lequel portera précisément cette année le mois d'octobre missionnaire. Le Père Ruggero est le témoin et le martyr de cette proclamation de l'Évangile aux confins du monde, sans frontière d'aucune sorte ».
Mgr Francesco Biasin, du diocèse de Padoue, missionnaire fidei donum, établi au Brésil depuis les années 1970, évêque du diocèse de Pesqueira, dans l'État du Pernambouco (Nord-est), a lui aussi exprimé ses condoléances : « Je n'ai pas pu retenir mes larmes parce que j'éprouve une trop grande douleur pour ce qui est arrivé au P. Ruggero. C'est quelqu'un que j'ai toujours considéré comme mon frère et mon ami. Dernièrement je l'avais justement trouvé serein et joyeux comme je ne l'avais pas vu depuis longtemps. Ses début n'avaient pas été faciles : il avait dû s'intégrer dans un environnement difficile très dégradé, avec de nouveaux terrains occupés de manière chaotique à la lisière de la forêt. Depuis quelques temps, la criminalité était devenue très agressive : un évêque local avait été enlevé pendant plusieurs jours par des bandits et cinq habitations de religieux du diocèse avaient été attaquées et cambriolées... Les banlieues récoltent le malaise social de ceux qui recherchent un avenir meilleur en ville. Malgré tout, le P. Ruggero envisageait de nouvelles perspectives pour son travail. Tout a été cruellement interrompu. C'est le destin qui peut emporter les gens qui vivent dans ces régions. Un destin, que les missionnaires partagent en tout, sans aucun privilège ».