dimanche 20 septembre 2009

Dimanche en Paroisse

Aujourd’hui avait lieu une messe de première communion à 9h30 dans ma paroisse d’insertion de Samambaia. Il faut savoir que quatre messes de première communion sont organisées dans l’année : Corpus Christi, Septembre, Octobre et Novembre. Aujourd’hui, ce sont 64 enfants qui ont communié pour la première fois. En moyenne, ce sont 230 enfants qui vivent ce beau sacrement tous les ans. Dès 8h30, les enfants arrivent dans l’une des salles attenantes à l’église, tout de blanc vêtu. Ils reçoivent une croix autour du cou, un cierge pour la proclamation du Credo et un chapelet.
Dans le même temps avait lieu une rencontre des couples de la paroisse pour une journée de formation, avec 60 personnes, et la préparation de la chorale d’enfants pour la messe de 9h30 (avec 40 enfants).
A 9h30, procession dans l’église avec les enfants. L’assemblée était nombreuse, plus de 700 personnes. Les enfants ont communié un par un sous les deux espèces. Le « service d’ordre » était assuré par les catéchistes (une dizaine) et la communauté des sœurs. A l’issue de la messe, séance photo, avec chaque groupe de catéchistes puis avec chacun des enfants et leurs familles. Comme me l’a dit mon curé, « désormais je suis une célébrité sur la paroisse ».
Ensuite, nous sommes allés déjeuner avec les séminaristes de l’année de propédeutique de l’archidiocèse de Brasilia. Leur maison est située à Taguatinga, autre ville de la banlieue de Brasilia. Ils sont six cette année en formation, encadrés par deux jeunes prêtres. La maison où ils demeurent est prévue pour 20 séminaristes. Normalement à la prochaine rentrée de janvier, ils seront une douzaine de jeunes garçons à vivre cette année de fondation spirituelle, obligatoire ici à Brasilia.
Le soir, j'ai présidé une célébration de la Parole dans l'une des chapelles de la paroisse, avant d'aller dîner dans une pizzeria-galetaria (pizzas à volonté) de nouveau avec les séminaristes de propédeutique et leurs responsables.

samedi 19 septembre 2009

Hallel

Aujourd’hui, était organisé le grand rassemblement d’évangélisation du diocèse : le XIVème Hallel, Som e Vida, au Pavillon des Expositions dans le Parc de la Ville, immense hall d’exposition situé en centre-ville. Ce rassemblement diocésain se veut être un événement d’évangélisation des masses, et pour cela toutes les forces vives du diocèse sont sur le pont : paroisses, familles religieuses (franciscains, toca de Asis, Chemin Neuf, Renouveau charismatique, renouveau carme, Comunidade Shalom…), et l’ensemble des pastorales du diocèse (famille, jeunes, troisième âge, sexualité,…). La phrase d’évangile qui servait d fil rouge à la journée est la phrase des disciples d’Emmaüs : Fica conosco Senhor Lc 24, 29. C’est aussi la phrase du prochain congrès eucharistique national du prochain mois de mai à Brasilia.
La journée a commencé par la messe, présidée par l’archevêque de Brasilia, Dom João, à 8 heures 45. La foule était composée essentiellement des volontaires et de groupes de jeunes des paroisses de Brasilia. A la fin de la Messe, le Saint Sacrement a été déposé dans la chapelle conçue à cette occasion. Puis l’évangélisation à proprement parler a commencé :
  • 5 lieux de concerts avec des artistes catholiques brésiliens (dont une Christotèque, discothèque géante avec de la musique catholique métal et rock) chanteurs et orateurs,
  • Une chapelle du Saint Sacrement avec exposition toute la journée,
  • Plus de vingt salles avec des conférences ou des prières toutes les heures (famille, doctrine sociale de l’Eglise, vocations, sexualité, couple, renouveau charismatique)…
  • Un lieu pour les Confessions.
Avec les autres diacres, nous étions chargés d’organiser le lieu des confessions : plus de dix prêtres en permanence continue. Nous devions gérer le flux ininterrompus des pénitents (entre 2000 et 3000 sur toute journée) en organisant dans une salle dévolue à cet effet conférences spirituelles, examens de conscience, rosaires, célébrations pénitentielles…
Je ferai un bilan de ce rassemblement dans les prochains jours.

vendredi 18 septembre 2009

Le discours du Pape Benoît XVI aux évêques de la région Nordeste 2

Lors de son discours aux évêques brésiliens de la région Nordeste 2, le Pape a développé sa pensée sur la mission spécifique de chacun dans l’Eglise. En effet, « la relation entre sacerdoce commun et sacerdoce ministériel constitue actuellement l’un des points les plus délicats de l’essence et de la vie de l’Eglise » (Site de la Conférence Episcopale Brésilienne).
L’Eglise est structurée de manière organique comme Corps du Christ, et dans ce corps, les membres n’ont pas tous la même fonction, « c’est cela qui constitue la beauté et la vie du corps ». Ainsi, « Face à celle des laïcs, l'identité propre aux fidèles ordonnés relève de la différence essentielle entre sacerdoce ministériel et sacerdoce commun. Il faut donc éviter la sécularisation des prêtres et la cléricalisation des laïcs. Dans cette perspective, les laïcs doivent exprimer la vision anthropologique et la doctrine sociale de l'Eglise dans la vie publique, y compris en politique, tandis que les prêtres doivent y être étrangers. Leur mission est de favoriser l'unité et la communion des fidèles en étant une référence pour tous ».
Pour Benoît XVI, « la fonction sacerdotale est essentielle et irremplaçable pour l'annonce de la Parole et la célébration des sacrements, de l'Eucharistie avant tout. » Dans cette communion pour la Mission, le rôle de chacun, vécu selon son charisme propre, doit favoriser une émulation à la sainteté : « Dans la mesure où ils [les laïcs] sont conscients de leurs responsabilités propres au sein de l'Eglise, ils favorisent le rôle primordial du prêtre comme pasteur de la communauté, comme témoin de la l'authenticité de la foi et dispensateur des mystères du salut au nom du Christ. »
Cela rejoint une de ses pensées qui m’avait beaucoup marqué lors de sa rencontre avec les séminaristes aux JMJ de Cologne, en 2005 : « Servir la royauté de Dieu sur terre, est l’essence de notre sacerdoce ».
Enfin, le Pape a précisé qu’il « faut donc demander au Seigneur d'envoyer des ouvriers pour sa vigne, mais aussi pour que les prêtres manifestent la joie de la fidélité à leur identité et l'enthousiasme de leur mission ». Le manque de prêtres, a ajouté le Pape, « ne doit pas être considéré comme normal, et encore moins comme un caractère acquis à l'avenir ».

jeudi 17 septembre 2009

Visite ad limina des Evêques de la région Nordeste 2











Le Pape a reçu en audience ce matin à Castelgandolfo les évêques de la région apostolique Nordeste 2, qui terminaient leur visite ad limina.
Dans la semaine, le Pape les avait déjà rencontré en petits groupes pour qu’ils puissent lui exposer les réalités pastorales de leurs diocèses respectifs.
La région apostolique Nordeste 2 est composée des états du Rio Grande do Norte, avec Natal pour archevêché, Paraiba, Pernambuco dont l’archevêché est Recife, et Alagoas.
La région apostolique a une superficie de 235 762 km2 (un peu moins d’un tiers de la France), et compte 17 millions d’habitants. Elle est située sur le littoral atlantique.

mercredi 16 septembre 2009

Le discours pour la vie de Monseigneur Michel Schooyans


Hier soir, la communauté du séminaire a eu la joie d’accueillir Monseigneur Michel Schooyans, professeur émérite de l'Université de Louvain-la-Neuve (Belgique) où il a enseigné vingt-cinq ans la philosophie politique, professeur émérite de l’université catholique de São Paulo, membre de l'Académie pontificale des Sciences sociales, consulteur du Conseil pontifical pour la famille et auteur de nombreux ouvrages.

Son propos portait sur l’avenir démographique du Brésil, à partir des données de l’IBGE, l'Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística.


Sa conférence me permet de donner un petit aperçu sur les données démographiques de la population brésilienne.

  • En 2007, le taux de fécondité au Brésil était de 1,9 enfants par femme en âge de procréer. (5,1 en 1970, et 1,5 en 2030).
  • 77 % de la population féminine en âge de procréer (15 à 49 ans) utilise des moyens de contraception chimique,
  • 40 % de cette même population est stérilisée.
  • On compte 1 400 000 avortements par an au Brésil. L’avortement n’est permis par la loi qu’en cas de danger pour la vie de la mère, ou en cas de viol. Malgré cela, il existe de nombreuses cliniques qui pratiquent des avortements clandestins (près de 1 000 000). 
  • Ce chiffre représente 1/3 des grossesses annuelles.
  • En 1980, l’espérance de vie au Brésil était de 62,7 ans, 
  • en 2008 : 72,1 ans
  • et en 2050 : 81,29 ans. 
La population brésilienne va donc vieillir, puis à partir de 2040 décliner.

Aujourd’hui la population brésilienne compte 191 745 000 habitants, et va continuer de croître jusqu’en 2039 (selon l’IBGE) pour atteindre le chiffre de 219 000 000 habitants. A partir de là, le chiffre va aller en diminuant.

Aujourd'hui, les catholiques brésiliens se mobilisent pour empêcher le gouvernement de voter de nouvelles lois facilitant l'avortement.

Le Dimanche 30 août dernier avait d'ailleurs lieu la marche pour la vie à Brasilia, qui a réuni 3000 personnes sur l'esplanade des ministères.

mardi 15 septembre 2009

Nossa Senhora dos Dores

Dimanche dernier, dans l’Evangile selon Saint Marc, Jésus donnait la manière d’être un de ses apôtres : « Renoncer à soi-même, prendre sa croix et Le suivre ». Lundi 14 septembre, l’Eglise fêtait l’Exaltation de la Sainte Croix, et aujourd’hui mardi 15 septembre, Notre Dame des Douleurs ou Nossa Senhora dos Dores. Cette mémoire, instituée en 1814 par le Pape Pie VII, permet de nous unir aux souffrances de la Vierge Marie, tout au long de sa vie, et spécialement lors de la Passion de son Fils.
Cette mémoire est également appelée Notre Dame des Sept Douleurs, en raison de Sept douleurs majeures vécues par la Vierge Marie, conséquences de la vie publique de son divin Fils.
La semaine dernière, lors du laboratoire pastoral avec les autres diacres, nous avons visité une autre paroisse de Samambaia, dont l’une des chapelles est dédiée à Nossa Senhora dos Dores. Elle a été restaurée il y a peu, et je vous mets en lien l’icône qui trône au-dessus de l’autel.
Les Sept Douleurs de la Vierge Marie sont :
  1. L’annonce du vieillard Syméon lors de la Présentation de Jésus au Temple : « Vois! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, - et toi-même, une épée te transpercera l'âme! -- afin que se révèlent les pensées intimes de bien des coeurs. » (Lc 2, 34-35),
  2. La fuite en Egypte et le massacre des Innocents (Mt 2, 13-18),
  3. Jésus enseignant au Temple à l’âge de douze ans, est retrouvé par ses parents au bout de trois jours : « A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit: "Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés." Et il leur dit: "Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père?" Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire. » (Lc 2, 48-50)
  4. Jésus, portant sa croix, croise sa mère.
  5. Marie au pied de la croix avec le disciple bien-aimé, voit son Fils mourir (Jn 19, 25-27)
  6. Le corps de Jésus est descendu de la croix, et est remis dans les bras de sa Mère. Cette scène est également appelée une Pieta.
  7. Le corps de Jésus est enseveli (Jn 19, 38-42).
Vous pouvez voir plus de photos sur Nossa Senhora dos Dores.

lundi 14 septembre 2009

Magouilles brésiliennes

Samedi soir, je devais présider mon premier mariage. Du côté de la paroisse, tout était clair. Le curé était au courant, la pastorale de la famille aussi… Après la célébration de la Parole, dans l’église Nossa Senhora de Fatima, je relis mon homélie pour le mariage. Arrive le futur marié, que je vais saluer. Celui-ci me dit que c’est un de ses amis prêtres qui va célébrer. Je lui fais part de ma surprise et en parle avec le responsable de l’église. Ce dernier, pas très content va discuter avec lui et appelle le curé, qui pas très content, finit par donner son autorisation. L’ami prêtre en question arrive : un prêtre barnabite, gentil et discret, mais qui se serait bien passé d’un tel déplacement.
Le mariage, prévu à 20h30, commence finalement à 21h15, dans une ambiance très américaine, avec chants et petit orchestre, pour l’entrée du marié, puis de sa maman, puis des témoins, puis des enfants d’honneur, puis de la mariée (rien pour que l’entrée des uns et des autres, dix minutes au moins se sont écoulées). Le mariage consistait en une simple bénédiction, avec la communion pour les personnes spirituellement préparées. Mais quel décorum et quel barnum ! Comme me le disait le responsable de l’église, l’important pour les mariages est dans le futile. Finalement, ce n’était pas plus mal d’assister le prêtre en tant que diacre. Cela m’a permis de voir ce qui m’attend pour les prochains mariages.
Dimanche matin, il était prévu que je célèbre les baptêmes de la paroisse : 22 au programme. C’est finalement un jeune curé de Brasilia qui a présidé la célébration, l’un de ses neveux faisant partie des baptisés.

dimanche 13 septembre 2009

La mise en garde du Pape au clergé brésilien

Pour commencer ce message, je me permets de publier le témoignage reçu par Internet d’un jeune prêtre français ami, ordonné depuis deux ans : « Le plus grand danger pour nous dans le ministère me semble être de ne pas tomber doucement mais sûrement dans une forme "ecclésiastique" de sécularisation. C'est je crois un des plus grands maux de notre époque. Il nous faut être vigilant, c'est à dire enracinés dans la prière, dans la vie sacramentelle, pour tenir la ligne haute. »
Ce danger que mon ami perçoit, le Pape en est très conscient, et courageusement, il met en garde ses frères évêques et prêtres contre ce risque très grand de transformer le message chrétien pour le soumettre à la mentalité ambiante de l’Occident.
Il peut paraître étonnant que le Pape dise cela à des évêques brésiliens. Mais il faut savoir que de nombreux prêtres sont envoyés en Europe pour faire des études complémentaires suite à leur ordination sacerdotale. Ici, les besoins en professeurs de séminaires sont immenses, et de nombreuses structures ecclésiales n’existent pas encore.
Pendant longtemps, l’Europe a fourni de nombreux missionnaires au Brésil, des prêtres religieux et séculiers, curés de paroisse, professeurs de séminaires, évêques (aujourd’hui encore près d’un quart de l’épiscopat brésilien est d’origine étrangère)... Mais à cause de la chute des vocations sacerdotales en Europe, le flot des missionnaires tend à se tarir. Les évêques brésiliens, ne pouvant plus compter sur cette aide pastorale extérieure, sont obligés de former les futurs professeurs de séminaires, les futurs diplômés ecclésiastiques, qui seront pour certains les futurs évêques du Brésil. Ils les envoient se former en Europe, essentiellement dans les universités pontificales à Rome. Là, les jeunes prêtres n’hésitent pas à visiter l’Europe, la France et l’Italie surtout, et ils sont confrontés au sécularisme occidental dénoncé par le Pape. De retour au Brésil, ils retrouvent le povo religieux de leur enfance, mais avec un regard qui a été confronté à la mentalité européenne.
Ici, au Brésil, il faut savoir que le prêtre vit un mieux que la moyenne : il a une maison paroissiale moderne et équipée, des employés de maison, une voiture, il voyage, beaucoup de choses que la plupart des gens ne peuvent s’offrir. Il a une situation sociale reconnue et enviée, et un style de vie qui peut lui faire perdre sa vigilance spirituelle.
Le Pape met donc en garde le clergé brésilien face au sécularisme. Si celui-ci gagne le Brésil, il se peut que cela se fasse par les prêtres formés en Europe, rares personnes ici à pouvoir voyager, rares personnes à posséder un bagage intellectuel solide et structuré, mais aussi personnes ayant une autorité légitime sur le povo, admiré et suivi par lui.

samedi 12 septembre 2009

La réponse du Pape aux évêques du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul.

Dans un premier temps, le Pape a mentionné son voyage au Brésil en 2007, où il avait rencontré tout l’épiscopat brésilien, dans la cathédrale de São Paulo. Puis, conscient des immenses distances des diocèses des évêques reçus en audience, il a fait part de son admiration devant le travail accompli tant par les évêques que par les prêtres.
Puis, il a mis en garde les évêques contre le sécularisme, qui gangrène une partie de l’Eglise européenne, et qui guette le Brésil. Ce danger, le Pape le perçoit dans les discours et dans les attitudes des pasteurs de l’Eglise européenne :
« Bien chers frères, au cours des décennies qui ont suivi le concile Vatican II, certains ont interprété l’ouverture au monde non pas comme une exigence de l’ardeur missionnaire du Cœur de Jésus mais comme une transition vers la sécularisation, voyant en elle des valeurs d’une grande profondeur chrétienne, comme l’égalité, la liberté et la solidarité, et en se montrant disposés à faire des concessions et à explorer des domaines de coopération.
On a donc assisté à des actions de la part de responsables de l’Église dans les débats éthiques qui voulaient répondre aux attentes de l’opinion publique, mais qui cessaient de parler de certaines vérités fondamentales de la foi, comme le péché, la grâce, la vie théologale et les fins dernières.
Inconsciemment, on est tombé dans une autosécularisation de nombreuses communautés de l’Église. Celles-ci, dans l’espoir de satisfaire ceux qui s’étaient éloignés, ont vus se distancer, frustrés et désabusés, ceux qui en faisaient déjà partie. Nos contemporains, quand ils nous rencontrent, veulent voir ce qu’ils ne voient nulle part ailleurs, c’est-à-dire la joie et l’espérance qui découlent du fait de demeurer avec Notre Seigneur ressuscité. »
Conscient que les jeunes générations ont soif de transcendance, le Pape a donc demandé à Dieu « des formateurs de séminaires qui soient de vrais hommes de Dieu, des prêtres totalement consacrés à la formation, qui donnent le témoignage du don de soi à l'Église, à travers le célibat et une vie austère, selon le modèle du Christ, le Bon Pasteur ».

vendredi 11 septembre 2009

Les visites ad limina des évêques des Régions Oeste 1 et 2

Cette semaine, les évêques brésiliens ont commencé les visites ad limina à Rome. Ces visites permettent aux évêques du monde entier de se rendre à Rome, tous les 5 ans, sur la tombe des Saints Apôtres Pierre et Paul. Elles permettent aussi de rencontrer les membres de la Curie romaine, de rendre compte des joies et difficultés rencontrées, et de vivre la communion autour du successeur de Pierre.
Cette semaine, c’est donc un premier groupe d’évêques brésiliens qui a commencé la longue pérégrination vers Rome. En effet, l’épiscopat brésilien constitue la plus grande conférence épiscopale du monde, avec près de 440 évêques. En moyenne, on compte une ordination épiscopale par mois (voire deux) au Brésil chaque année.
Le premier groupe d’évêques brésiliens reçu par le Pape cette semaine, est constitué des évêques des régions Oeste 1 et 2. Ce sont les états de Mato Grosso (plus grand que la France en superficie, et 2 800 000 habitants)) et Mato Grosso do Sul (en superficie, plus de la moitié de la France, avec 2 300 000 habitants), avec pour archevêchés métropolitains Cuiaba et Campo Grande.
L’archevêque de Campo Grande a pris la parole et a présenté le groupe au Pape, en lui faisant part des principales difficultés humaines et pastorales rencontrées : le défi du dialogue avec les « sectes évangéliques », les confiscations des terres des indiens Guaranis et Kadiweus et leur regroupement dans des espaces de plus en plus restreints…