jeudi 10 septembre 2009

Eliminatoires de la coupe du monde

Pour les aficionados de football, voici quelques nouvelles des éliminatoires de la coupe du monde en Amérique du Sud. Samedi dernier, le Brésil a étrillé l’Argentine chez elle 3 buts à 1. Cette victoire a permis au Brésil de se qualifier et de jouer hier à Salvador de Bahia contre le Chili de manière relâchée et sereine. Au coup d’envoi, le sélectionneur brésilien Dunga (ancien capitaine de l’équipe nationale en 1998) s’est en effet privé des services de Lucio, Kaka, Robinho et Luis Fabiano. Même sans eux, le Brésil s’est imposé 4 buts à 2, avec un triplé de Nilmar, ancien joueur de Lyon.
Pour l’Argentine et son sélectionneur Maradonna par contre, rien ne va plus. La voilà 5ème de la poule de qualifications, après sa défaite hier contre le Paraguay 1-0. Celui-ci est qualifié pour la prochaine coupe du monde 2010.
Seuls les 4 premiers sont directement qualifiés. Le 5ème dispute un barrage contre le barragiste de des Amériques du Nord et Centrale (Mexique, Etats-Unis, Canada…).
Vous pouvez voir ici l'actuel classement de la poule de qualifications.

mardi 8 septembre 2009

Retour sur un record

Aujourd'hui, je me permets de revenir en images sur mes premiers baptêmes de mon jeune ministère diaconal. C'est une part non négligeable du ministère diaconal que de présider des baptêmes. Et cela ne va pas sans une certaine émotion, puisqu'en tant que ministre de l'Eglise, nous accueillons, par le Baptême de nouveaux membres dans la grande famille des enfants de Dieu.

Ici au Brésil, la plupart des baptêmes sont des baptêmes "collectifs", en présence de plusieurs familles. En moyenne, dans les paroisses brésiliennes, il y a une dizaine de baptêmes par semaine.

La cérémonie commence avec toutes les familles assises et non à l'entrée de l'église.

Pour la présentation de chacun des baptisés, un des membres de la pastorale du Baptême de la paroisse passe dans l'allée centrale et clame le nom du futur baptisé.

Puis a lieu le geste d'accueil, à savoir le signe de croix sur le front de chacun des baptisés par le diacre, les parents, parrains et marraines.

Ensuite, l'assemblée écoute la Parole de Dieu, qui est ensuite commentée dans l'homélie.

Après celle-ci, chacun des baptisés reçoit une onction d'huile sur la poitrine. La prière se fait de l'autel, et l'onction en silence. Chacun des rites est introduit par une brève introduction lue par l'un des membres de la pastorale du Baptême. Puis, le diacre bénit l'eau baptismale, et ensuite ont lieu les renonciation à Satan et profession de foi.

Chaque enfant est ensuite baptisé par le diacre.

Puis, nouvelle onction sur le front des baptisés, avec le Saint Chrême cette fois.

Ensuite, remise de la lumière aux parrains, rite de l'Efata sur la bouche et les oreilles de chacun des baptisés, et bénédiction des mamans réunies autour de la statue de Nossa Senhora de Aparecida, sainte patronne du Brésil, de Brasilia et de la paroisse.

Bénédiction finale et photos avec chacune des familles des enfants.
Vous pouvez voir encore plus de photos de mes premiers baptêmes.

lundi 7 septembre 2009

Fête nationale à Brasilia

Aujourd'hui, 7 Septembre, c'est la fête nationale du Brésil.
En effet, chaque 7 septembre, le pays fête son indépendance, déclarée le 7 septembre 1822, et reconnue par le Portugal trois ans plus tard.
Comme en France, la fête nationale est surtout marquée par un défilé important dans la capitale. Et cette année, la France était l'invitée d'honneur. Ca tombe plutôt bien...
En effet, l'année 2009 est l'année de la France au Brésil. Pour l'occasion, le Président français Nicolas Sarkozy était l'invité du Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, dit Lula. Le Président de la République Française est le premier chef d'Etat occidental, invité d'honneur de la fête de l'indépendance du Brésil.
A 8h30, j'étais placé au pied de la gare routière, lieu de la fin du défilé avec quatre autres diacres du séminaire, qui participaiten pour la première fois au défilé. J'étais à plus de un kilomètres des présidents...
A 9h00, début du défilé avec la "Escadrilla Fumaça", l'escadrille de la fumée, l'équivalent brésilien de la patrouille de France.
Puis, les anciens combattants ont ouvert le défilé, à bord d'engins de la Seconde Guerre Mondiale. Puis pendant plus de deux heures, écoles d'enfants - dont le collège militaire avec leur mascotte, à savoir un mouton, et l'université catholique de Brasilia -, sportifs, artistes puis militaires ont défilé.
Le défilé militaire était ouvert par les français, avec une compagnie de marins et une compagnie de la garde républicaine. Puis se sont succédées les troupes à pied, avec les les grenadiers brésiliens, les différentes écoles militaires, les commandos brésiliens en tenue de combat, les policiers et les pompiers. Pour terminer le défilé à pied, une section de sapeurs de la légion, suivie d'une compagnie de légionnaires avec leur pas si caractéristique. Leur lenteur a même perturbé le numéro des policiers brésiliens, qui ouvraient le défilé des véhicules.
Le défilé s'est terminé vers 11h avec le passage de la Patrouille de France dans le ciel de Brasilia, au-dessus de l'esplanade des Ministères, lieu du défilé. Puis la Escadrilla Fumaça a conclu avec des numéros de solo.

dimanche 6 septembre 2009

Record de France : 13

Ce matin, j'ai célébré des baptêmes pour la première fois depuis mon ordination diaconale. Et pour une première, je pense avoir établi un record avec 13 baptêmes d'enfants en même temps !
En effet, sur la paroisse et comme beaucoup d'autres au Brésil, les curés préfèrent organiser des célébrations collectives, plutôt que de multiplier les célébrations individuelles. Sur la paroisse, les baptêmes sont donc organisés deux dimanches par mois, et sont en général célébrés par l'un des diacres de la paroisse (ou le Diacre Hemilton, diacre permanent, ou moi).
Ce matin, c'était donc mon tour. La cérémonie avait lieu dans l'église principale à 11h00. Heureusement, je n'étais pas seul. En effet, la pastorale des baptêmes de la paroisse était présente. Celle-ci est constituée de 5 personnes, qui aident le célébrant durant le baptême. Ils annoncent au micro les différents moments de la célébration, et organisent les déplacements.
Cela est asez reposant, car tout ne repose pas sur les épaules du célébrant.
Les enfants étaient âgés de quelques mois à 10 ans, et ce sont bien tenus (de même que l'assemblée).
Comme partout ailleurs, les photographes étaient nombreux, et à la fin de la cérémonie, j'ai dû poser avec bon nombre de familles.
Normalement, la semaine prochaine, je préside à nouveau la cérémonie des baptêmes dans l'autre église de la paroisse.

samedi 5 septembre 2009

Premier vendredi du mois au séminaire

Chaque premier vendredi du mois, le séminaire vit quelques heures de retraite, dans la grande lignée de la dévotion au Sacré Coeur de Jésus.
A 15h00, un prêtre invité par le séminaire vient nous faire une conférence spirituelle d'une heure.
Puis le Saint Sacrement est exposé jusqu'au dîner. A 20h30, est célébrée dans la grande chapelle du séminaire une célébration du pardon, suivie des confessions individuelles pour ceux qui le souhaitent.
A ce propos, il est bon de relire la carte encyclique du pape Jean-Paul II Reconciliatio et Paenitentia.
Puis toute la nuit, le saint sacrement est exposé dans l'un des oratoires du séminaire. L'adoration nocturne commence par la prière de consécration au Sacré Coeur.
Le silence est demandé jusqu'au café du samedi matin.

vendredi 4 septembre 2009

Da pregação

Depuis mon ordination diaconale, j’apprends le métier de...diacre. Pour le moment, il m’a surtout été donné d’assister le prêtre à l’autel, de prêcher et de présider des célébrations de la Parole (j’y reviendrai).
Je découvre donc surtout les joies et les difficultés de l’homélie. J’ai prêché en juillet en français, et depuis un peu plus d’un mois, en portugais. La préparation est plus conséquente. J’écris un premier jet en français, que je traduis et fais relire. Il en va de la nourriture du peuple chrétien. Je me rends compte de ce bon nombre de prêtres ont pu me dire en France. Le peuple (l’expression « povo » est ici abondamment utilisée pour désigner le peuple) a soif d’explication de la Parole de Dieu. C’est sa nourriture. La tâche du prédicateur est donc de la lui expliquer, en étant fidèle à la Tradition et au Magistère, tout en tenant compte de la réalité pastorale. Vaste programme… Je ne me mets pas trop de pression.
Ma professeur de portugais, qui connaît bien le povo d'ici, me conseille d’être le plus simple possible dans mes explications, et le plus « pratique ». J’évite donc de m’aventurer dans de grandes aventures théoriques et me concentre sur les textes liturgiques que l’Eglise nous donne à méditer.
Pour le moment, mes homélies sont plutôt « françaises » quant à la longueur, soit entre 5 et 7 minutes, bien loin des canons locaux qui durent entre 20 et 40 minutes habituellement.

jeudi 3 septembre 2009

De la nourriture brésilienne

La nourriture brésilienne est une nourriture à base de "mixture", inspirée par la cuisine portugaise, et donc très sucrée.
Le matin, à 7h30, est servi le café, avec du pain et du beurre. Certains jours, on trouve également de la semoule qu'il est conseillé d'accompagner de lait.
A 10h40, est servi le launche du matin, avec souvent un fruit, du café et quelques gâteaux secs.
Puis vient le déjeuner ou almoço :
En entrée, on trouve une salade composée avec salades vertes, tomates, betteraves, mangues, oranges, choux fleur, le tout au choix. Puis vient le plat principal : le riz et le feijão, avec une viande qui varie à chaque repas. Les desserts sont plutôt rares. Certains jours des bananes du jardin sont proposées.
A 16h00, est servi le launche de l'après-midi, avec suco (sirop de fruits très sucré) et pâtisseries.
A 19h30, est servi le dîner ou jantar, avec le même menu que pour l'almoço, salade, riz, feijão et viande, avec quelquefois quelques légumes.
Comme vous pouvez aisément le constater, tout cela n'est guère varié. Les Brésiliens aiment manger...beaucoup. Dans les restaurants, on trouve quelqus excentricités toutes brésiliennes : pizza au chocolat ou à la banane avec de la mozarella, ou encore ravioli avec sauce à la banane ou à la mangue. Là encore, ce qui compte, c'est la quantité, beaucoup de restaurants proposant des menus à volonté.
Estomacs sensibles s'abstenir.

mercredi 2 septembre 2009

L’Eglise brésilienne aujourd’hui (2)

A partir des années 80, les mouvements charismatiques venus des Etats-Unis commencent à arriver au Brésil. Ils répondent à l'attente religieuse du povo, et commencent à gagner les jeunes, puis le clergé. Ce mouvement charismatique brésilien se caractérise par une foi expressive et très "sensible", ainsi que par la présence de "leaders" connus auxquels il est facile de s'identifier. Ainsi le Père Marcelo de São Paulo (cf. mon article précédent sur les artistes catholiques brésiliens), le Père Fabio de Melo... Le mouvement charismatique brésilien aime à organiser de grands rassemblements avec chanteurs, danses, invocations à l'Esprit Saint. Il possède une chaîne de télévision qui diffuse au plan national : Canção Nova.
Pendant plus de 20 ans, l'Eglise brésilienne a donc été divisée profondément entre les tenants de la théologie de la libération et les tenants du renouveau charismatique.
Il a fallu attendre 2007 et la venue du pape Benoît XVI au Brésil pour qu'enfin les tensions s'apaisent. L'épiscopat sud-américain a voté à la quasi-unanimité le document d'Aparecida, document de synthèse et d'évangélisation, qui sert de boussole à toute l'Eglise sud-américaine.

mardi 1 septembre 2009

L’Eglise brésilienne aujourd’hui (1)

Un peu d’histoire récente sur l’Eglise brésilienne.
Dans les années 60, la théologie dominante au Brésil, était la théologie de la libération, qui en quelques mots n’envisageait le salut chrétien opéré par Jésus Christ que des seuls points de vue politique et social. Tout le clergé était gagné à cette théologie, où la partie spirituelle de l’homme était oubliée et niée. Dans le même temps, les populations rurales ont rejoint les villes et se sont agglutinées dans des favelas immenses dans les banlieues des villes. Les infrastructures ecclésiales étaient importantes dans les centres-villes, mais l’Eglise a tardé à s’implanter dans les banlieues, ne proposant dans un premier temps que la réponse de la théologie de la libération à ces populations déracinées. Or le peuple brésilien est un peuple profondément religieux, avide de rencontrer Dieu, de le prier et de le célébrer. Cette réponse insuffisante de l’Eglise vis-à-vis de ces populations pauvres, a fait le nid des Eglises évangéliques qui en ont profité pour s’implanter dans les favelas en grand nombre et proposer une réponse attendue par le povo (peuple).