Lundi 10 août, l'Eglise faisait mémoire de Saint Laurent, patron des diacres.
Pour l'occasion, c'est un jeune prêtre brésilien, ancien du séminaire, et récemment ordonné qui présidait la messe. Mais surtout, les 17 diacres du séminaire étaient à l'honneur, revêtus des ornements diaconaux, au premier rang de l'assemblée.
Puis, pour le dîner, table d'honneur au milieu du réfectoire, avec suco (boisson sucrée), et dessert (d'habitude, le repas est composé de salade et d'un plat unique).
A la fin du repas, chant du Parabens (Meilleurs voeux) par toute la communauté, et distribution de livres par les Pères du séminaire, pour chacun des diacres.
Voilà une spiritualité des plus incarnées et des plus réussies, où la vie liturgique est la norma normans de la vie de la communauté.
mercredi 12 août 2009
mardi 11 août 2009
Samambaia
Tel est le nom de la commune de ma paroisse d'insertion, où je serai présent toutes les fins de semaine.
Samambaia est une des villes satellites de Brasilia. Elle compte 180 000 habitants et 9 paroisses. Ma paroisse d'insertion compte 35 000 habitants, pour un territoire de 2,5 kms sur un.
Il y a 2 églises, 5 chapelles, un curé, le Père Ulysses qui m'accueille, et un vicaire, le Père Antonio, arrivé sur la paroisse il y a 2 mois.
La vie de la paroisse est des plus animée, puisque le dimanche, il y 14 messes dans les différents lieux de culte. Et à chaque fois, les églises sont bien remplies. Pour les autres statistiques, il y a 3000 enfants catéchisés, 300 baptêmes par an et 100 mariages.
Ajoutez à cela 60 lieux de culte évangéliques, et le panorama est complet.
Pas mal de travail en perspective.
Samambaia est une des villes satellites de Brasilia. Elle compte 180 000 habitants et 9 paroisses. Ma paroisse d'insertion compte 35 000 habitants, pour un territoire de 2,5 kms sur un.
Il y a 2 églises, 5 chapelles, un curé, le Père Ulysses qui m'accueille, et un vicaire, le Père Antonio, arrivé sur la paroisse il y a 2 mois.
La vie de la paroisse est des plus animée, puisque le dimanche, il y 14 messes dans les différents lieux de culte. Et à chaque fois, les églises sont bien remplies. Pour les autres statistiques, il y a 3000 enfants catéchisés, 300 baptêmes par an et 100 mariages.
Ajoutez à cela 60 lieux de culte évangéliques, et le panorama est complet.
Pas mal de travail en perspective.
lundi 10 août 2009
Brasilia
Avant de présenter ma paroisse d'insertion dans un prochain message, je me dois de vous présenter la ville de Brasilia.
La ville se prépare à fêter ses 50 ans en 2010. Elle a été construite en 1000 jours, sous l'impulsion du Président Juscelino Kubitschek (JK). L'idée était d'attirer à l'intérieur des terres des populations jusque-là sur la côte, et de mettre fin à la rivalité opposant Rio à Sao Paulo.
Le plan de la ville est une aile d'avion, avec à sa pointe les bâtiments administratifs des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire). La ville, qui compte environ un million d'habitants, est maintenant entourée d'une trentaine de villes satellites, ce qui porte sa population à près de deux millions et demi.
22 % des actifs sont fonctionnaires, 14 % travaillent dans le commerce et 53 % dans les autres services.
L'archidiocèse compte 122 paroisses, et près de 250 prêtres, quatre séminaires (l'année propédeutique, le séminaire diocésain, le séminaire du chemin néocatéchuménal, et celui des barnabites).
Au mois de mai prochain, aura lieu un congrès eucharistique national. J'aurai l'occasion d'en reparler.
La ville se prépare à fêter ses 50 ans en 2010. Elle a été construite en 1000 jours, sous l'impulsion du Président Juscelino Kubitschek (JK). L'idée était d'attirer à l'intérieur des terres des populations jusque-là sur la côte, et de mettre fin à la rivalité opposant Rio à Sao Paulo.
Le plan de la ville est une aile d'avion, avec à sa pointe les bâtiments administratifs des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire). La ville, qui compte environ un million d'habitants, est maintenant entourée d'une trentaine de villes satellites, ce qui porte sa population à près de deux millions et demi.
22 % des actifs sont fonctionnaires, 14 % travaillent dans le commerce et 53 % dans les autres services.
L'archidiocèse compte 122 paroisses, et près de 250 prêtres, quatre séminaires (l'année propédeutique, le séminaire diocésain, le séminaire du chemin néocatéchuménal, et celui des barnabites).
Au mois de mai prochain, aura lieu un congrès eucharistique national. J'aurai l'occasion d'en reparler.
samedi 8 août 2009
Mes premiers jours à Brasilia
Voici un petit compte-rendu de mes premiers jours à Brasilia :
Lundi, installation paisible au séminaire. L'un des Pères m'a prêté un bréviaire en portugais pour l'année, bréviaire ayant appartenu à un séminariste décédé il y a peu de temps. Une certaine idée de la communion des saints qui me touche beaucoup. En fin d'après-midi, premier temps de sport et première passe décisive... Outre le portugais, je pense améliorer de manière significative mon niveau de football. Quand ils jouent, les séminaristes se donnent à fond et n'aiment pas perdre. Il est vrai que tous ont une technique et une rapidité assez étonnante.
Mardi après-midi, l'ensemble de la communauté du séminaire a entouré l'un des diacres de la maison qui enterrait sa maman. La cérémonie, qui avait lieu dans une des villes "satellites" de Brasilia, a été des plus ferventes.
Mercredi, première tentative pour faire enregistrer mon visa à la police fédérale. Une heure et demie d'attente pour rien. Prochain essai la semaine prochaine... L'après-midi étant libre, je suis allé visité le centre-ville de Brasilia avec un diacre. Je vous présenterai cela dans un prochain message.
Jeudi, premier cours avec l'année diaconale sur l'Apocalypse de Saint Jean. J'arrive à comprendre à peu près, les vocabulaires bibliques et théologiques étant proches du français..
Vendredi, cours avec les troisièmes années de théologie sur les épîtres catholiques. Là aussi, j'ai compris l'essentiel. L'après-midi, rencontre avec mon futur curé de paroisse de passage au séminaire. Dans un prochain message, je vous présenterai ma paroisse d'insertion. Puis premier cours particulier de portugais avec une ancienne professeur de français, qui m'accompagnera durant une heure et demie, quatre jours par semaine pour commencer. Avec ça, je ne peux que progresser... Puis football, où j'ai inscrit mon premier but.
Comme vous pouvez le constater, tout le monde cherche à faciliter mon intégration ici, et les Pères font tout leur possible pour m'aider de leur mieux. Belle exemple de sollicitude pastorale. A méditer.
Lundi, installation paisible au séminaire. L'un des Pères m'a prêté un bréviaire en portugais pour l'année, bréviaire ayant appartenu à un séminariste décédé il y a peu de temps. Une certaine idée de la communion des saints qui me touche beaucoup. En fin d'après-midi, premier temps de sport et première passe décisive... Outre le portugais, je pense améliorer de manière significative mon niveau de football. Quand ils jouent, les séminaristes se donnent à fond et n'aiment pas perdre. Il est vrai que tous ont une technique et une rapidité assez étonnante.
Mardi après-midi, l'ensemble de la communauté du séminaire a entouré l'un des diacres de la maison qui enterrait sa maman. La cérémonie, qui avait lieu dans une des villes "satellites" de Brasilia, a été des plus ferventes.
Mercredi, première tentative pour faire enregistrer mon visa à la police fédérale. Une heure et demie d'attente pour rien. Prochain essai la semaine prochaine... L'après-midi étant libre, je suis allé visité le centre-ville de Brasilia avec un diacre. Je vous présenterai cela dans un prochain message.
Jeudi, premier cours avec l'année diaconale sur l'Apocalypse de Saint Jean. J'arrive à comprendre à peu près, les vocabulaires bibliques et théologiques étant proches du français..
Vendredi, cours avec les troisièmes années de théologie sur les épîtres catholiques. Là aussi, j'ai compris l'essentiel. L'après-midi, rencontre avec mon futur curé de paroisse de passage au séminaire. Dans un prochain message, je vous présenterai ma paroisse d'insertion. Puis premier cours particulier de portugais avec une ancienne professeur de français, qui m'accompagnera durant une heure et demie, quatre jours par semaine pour commencer. Avec ça, je ne peux que progresser... Puis football, où j'ai inscrit mon premier but.
Comme vous pouvez le constater, tout le monde cherche à faciliter mon intégration ici, et les Pères font tout leur possible pour m'aider de leur mieux. Belle exemple de sollicitude pastorale. A méditer.
vendredi 7 août 2009
Ma petite vie au séminaire de Brasilia
Voilà comment se déroule une journée-type :
Lever à 6 heures, avec un séminariste qui passe sonner la cloche dans les couloirs.
Laudes et messe à 6h30 (sauf le jeudi matin avec l'adoration), et petit-déjeuner à 7h30.
A 8h, début des cours. Ceux-ci durent 50 minutes. A 10h40, pause avec un goûter conséquent.
A 12h50, Angelus et déjeuner expédié en 10 minutes (plat unique à base de riz et feijao, complété par de la viande et de la salade).
De 13h30 à 14h30, services de la maison (jardin, nettoyage des lieux communs, vaisselle) puis étude.
16h, nouveau goûter conséquent (hot-dog, ou sandwich chaud avec un jus de fruit maison).
19h15, vêpres puis dîner, lui aussi vite expédié.
21h, office de complies et silence de la nuit.
Lundi et vendredi après-midi, deux heures de sport obligatoires. Chacun choisit son activité : football, basket-ball, volley-ball, piscine, marche, course à pied.
Lever à 6 heures, avec un séminariste qui passe sonner la cloche dans les couloirs.
Laudes et messe à 6h30 (sauf le jeudi matin avec l'adoration), et petit-déjeuner à 7h30.
A 8h, début des cours. Ceux-ci durent 50 minutes. A 10h40, pause avec un goûter conséquent.
A 12h50, Angelus et déjeuner expédié en 10 minutes (plat unique à base de riz et feijao, complété par de la viande et de la salade).
De 13h30 à 14h30, services de la maison (jardin, nettoyage des lieux communs, vaisselle) puis étude.
16h, nouveau goûter conséquent (hot-dog, ou sandwich chaud avec un jus de fruit maison).
19h15, vêpres puis dîner, lui aussi vite expédié.
21h, office de complies et silence de la nuit.
Lundi et vendredi après-midi, deux heures de sport obligatoires. Chacun choisit son activité : football, basket-ball, volley-ball, piscine, marche, course à pied.
mardi 4 août 2009
Le séminaire de Brasilia
Le séminaire de Brasilia accueille 82 séminaristes pour 5 diocèses différents : Brasilia, Formosa, Luziana,Uruaçu, et Jatai.
Pour vous donner une idée, le seul diocèse de Formosa est plus grand que toute la Hollande...
L'équipe des Pères du séminaire est composé de 10 Pères : cinq d'entre eux sont sulpiciens (quatre colombiens, un canadien) et cinq sont des prêtres diocésains.
Le séminaire est très étendu. Je n'en ai pas encore fait le tour, mais il doit y avoir au moins une quarantaine d'hectares. Le séminaire est situé à dix minutes de l'aéroport, et les avions au décollage font leur virage au-dessus du terrain de football.
Le séminaire compte au moins une chapelle, deux oratoires, un chemin de croix grandeur nature, un lieu pour réciter le chapelet, trois terrains de football, deux de basket, un de volley et une piscine. (Pour les puristes, le sport est obligatoire, à raison de deux fois deux heures dans la semaine).
Pour vous donner une idée, le seul diocèse de Formosa est plus grand que toute la Hollande...
L'équipe des Pères du séminaire est composé de 10 Pères : cinq d'entre eux sont sulpiciens (quatre colombiens, un canadien) et cinq sont des prêtres diocésains.
Le séminaire est très étendu. Je n'en ai pas encore fait le tour, mais il doit y avoir au moins une quarantaine d'hectares. Le séminaire est situé à dix minutes de l'aéroport, et les avions au décollage font leur virage au-dessus du terrain de football.
Le séminaire compte au moins une chapelle, deux oratoires, un chemin de croix grandeur nature, un lieu pour réciter le chapelet, trois terrains de football, deux de basket, un de volley et une piscine. (Pour les puristes, le sport est obligatoire, à raison de deux fois deux heures dans la semaine).
Mon arrivée à Brasilia
Dimanche, je suis arrivé à 16h00, heure locale. J'étais attendu à l'aéroport par le Père Marco Antonio, qui chapeaute mon séjour en lien avec le séminaire d'Issy les Moulineaux. Au séminaire, le Père supérieur, le Père Pacheco m'a fait visiter la maison. Puis, je suis allé à la messe de 20h15, dans une paroisse non loin du séminaire avec le Père Marco Antonio. J'ai proclamé l'évangile en portugais...pour une assemblée de 400 personnes. Pas mal pour un début...
Puis nous avons diné dans un fast-food portugais où j'ai pu retrouver avec joie les plats nationaux : riz et faijao.
Hier, matinée sans cours, et l'après-midi une heure et demie de football, avant la messe et les vêpres. Le soir complies et au lit.
Puis nous avons diné dans un fast-food portugais où j'ai pu retrouver avec joie les plats nationaux : riz et faijao.
Hier, matinée sans cours, et l'après-midi une heure et demie de football, avant la messe et les vêpres. Le soir complies et au lit.
dimanche 5 juillet 2009
L'homélie de Forges les Eaux
Homélie du Dimanche 5 Juillet 2009
14ème Dimanche du Temps Ordinaire
Jubilé de Sœur Agnès - Mc 6, 1-6
Jubilé de Sœur Agnès - Mc 6, 1-6
Jésus, accompagné de ses disciples, revient au pays de ses pères. Il retourne dans sa patrie, le lieu où pendant près de trente ans, il a grandi, partagé la vie quotidienne des habitants de Nazareth, ce petit village de Galilée.
Les auditeurs de Jésus, ses anciens compagnons de jeux, ses voisins, ceux qui ont vécu avec lui de nombreuses années, sont frappés d’étonnement par son enseignement à la synagogue.
Ils sont même
choqués à cause de lui : la vie quotidienne, le compagnonnage journalier avec Jésus, ont obscurci leur vision, ils ont perdu cette capacité à se laisser surprendre, interpeller par la nouveauté. Ils ne voient pas le caractère nouveau et extraordinaire de l’enseignement que Jésus leur délivre. Ils ne voient pas la nature divine qui est la sienne. Ils ne voient plus que sa nature humaine.
Cette attitude des compatriotes de Jésus peut se retrouver dans toute communauté qu’elle quelle soit : communauté religieuse, communauté paroissiale ou familiale, où la vie quotidienne peut vite obscurcir et gommer le caractère unique et exceptionnel de chacun des membres qui la composent. Nous voyons vite les défauts, les « poutres » de nos voisins, de nos parents, de nos enfants, de nos frères et sœurs de communauté, et nous ne voyons plus, nous ne savons plus voir leurs qualités et leurs charismes propres.
Jésus, le Verbe fait chair, Dieu fait homme, vient nous révéler le caractère absolument exceptionnel et divin de chaque homme. Il nous invite à purifier notre regard.
Comment parvenir à cette purification du regard ?
Comment reconnaître le caractère divin de chaque homme ?
« En levant les yeux vers Dieu, en levant les yeux au ciel », comme le chante la psalmiste.
En accueillant, par la prière et par une attitude d’humilité, les grâces dont Dieu ne cesse de nous combler. Alors notre regard s’affine et se purifie, et petit à petit, nous voyons le monde avec les yeux de Dieu. Cette purification du regard ne va pas sans difficultés, ni combats intérieurs. Elle demande la vertu de la persévérance.
Dieu nous comble de son amour et il ne cesse de nous combler de son amour. Mais cet amour inestimable, nous pouvons le perdre par notre faute. C’est pourquoi, chaque jour, il nous faut demander à Dieu cette grâce de la fidélité aux engagements que nous avons pris et qui nous engagent : baptême, mariage, sacrement de l’ordre, engagement dans la vie religieuse.
Cette fidélité, nous la fêtons aujourd’hui autour de Sœur Agnès, qui célèbre ses 50 ans de profession solennelle dans la communauté des sœurs de la Providence, fondée par le bienheureux Nicolas Barré. 50 ans de don de vous-même à Dieu et aux autres, 50 ans de fidélité aux engagements pris le jour de votre profession solennelle. 50 ans où votre foi a pu être mise à l’épreuve face à l’indifférence de ceux que vous avez servi dans votre apostolat. 50 ans où vous avez acquis cette certitude que ce qui est semé est semé, et sera récolté d’une manière connue de Dieu seul, par des moyens que Lui seul connaît.
Votre jubilé nous rappelle que chacun, dans toutes les dimensions de sa vie quotidienne, chacun selon sa vocation propre se doit de construire le Royaume de Dieu dès ici-bas. Le plus petit de nos actes ordinaires, réalisé avec un grand amour de Dieu et de nos frères, avec un regard pur et droiture d’intention, prend une dimension extraordinaire pour construire ce Royaume dont chacun, à sa manière, est un ouvrier.

La semaine dernière, lors de la messe d’ordination, Jean-Claude, Jean et moi, nous nous sommes prosternés, allongés dans le chœur de la cathédrale. Et pendant ce temps, l’assemblée présente, représentant l’Eglise terrestre, a demandé la prière et l’intercession de tous les saints du ciel, connus ou inconnus, pour que Dieu bénisse, sanctifie et consacre ceux qu’Il a appelés. Parmi ces saints, certains étaient papes, évêques, prêtres ou religieux, d’autres apôtres, martyrs, théologiens, d’autres encore grands-parents, parents, adolescents ou enfants. Les saints nous montrent comment vivre notre ordinaire de manière extraordinaire, comment voir le monde avec les yeux de Dieu, chacun selon son charisme et sa vocation propre. Les saints du ciel nous attendent, ils nous donnent rendez-vous pour l’éternelle rencontre avec Dieu, rencontre qui commence dès ici-bas, aujourd’hui, dans tous les actes de notre vie quotidienne.
Les auditeurs de Jésus, ses anciens compagnons de jeux, ses voisins, ceux qui ont vécu avec lui de nombreuses années, sont frappés d’étonnement par son enseignement à la synagogue.
Ils sont même
Cette attitude des compatriotes de Jésus peut se retrouver dans toute communauté qu’elle quelle soit : communauté religieuse, communauté paroissiale ou familiale, où la vie quotidienne peut vite obscurcir et gommer le caractère unique et exceptionnel de chacun des membres qui la composent. Nous voyons vite les défauts, les « poutres » de nos voisins, de nos parents, de nos enfants, de nos frères et sœurs de communauté, et nous ne voyons plus, nous ne savons plus voir leurs qualités et leurs charismes propres.
Jésus, le Verbe fait chair, Dieu fait homme, vient nous révéler le caractère absolument exceptionnel et divin de chaque homme. Il nous invite à purifier notre regard.
Comment parvenir à cette purification du regard ?
Comment reconnaître le caractère divin de chaque homme ?
« En levant les yeux vers Dieu, en levant les yeux au ciel », comme le chante la psalmiste.
En accueillant, par la prière et par une attitude d’humilité, les grâces dont Dieu ne cesse de nous combler. Alors notre regard s’affine et se purifie, et petit à petit, nous voyons le monde avec les yeux de Dieu. Cette purification du regard ne va pas sans difficultés, ni combats intérieurs. Elle demande la vertu de la persévérance.
Dieu nous comble de son amour et il ne cesse de nous combler de son amour. Mais cet amour inestimable, nous pouvons le perdre par notre faute. C’est pourquoi, chaque jour, il nous faut demander à Dieu cette grâce de la fidélité aux engagements que nous avons pris et qui nous engagent : baptême, mariage, sacrement de l’ordre, engagement dans la vie religieuse.
Cette fidélité, nous la fêtons aujourd’hui autour de Sœur Agnès, qui célèbre ses 50 ans de profession solennelle dans la communauté des sœurs de la Providence, fondée par le bienheureux Nicolas Barré. 50 ans de don de vous-même à Dieu et aux autres, 50 ans de fidélité aux engagements pris le jour de votre profession solennelle. 50 ans où votre foi a pu être mise à l’épreuve face à l’indifférence de ceux que vous avez servi dans votre apostolat. 50 ans où vous avez acquis cette certitude que ce qui est semé est semé, et sera récolté d’une manière connue de Dieu seul, par des moyens que Lui seul connaît.
Votre jubilé nous rappelle que chacun, dans toutes les dimensions de sa vie quotidienne, chacun selon sa vocation propre se doit de construire le Royaume de Dieu dès ici-bas. Le plus petit de nos actes ordinaires, réalisé avec un grand amour de Dieu et de nos frères, avec un regard pur et droiture d’intention, prend une dimension extraordinaire pour construire ce Royaume dont chacun, à sa manière, est un ouvrier.
La semaine dernière, lors de la messe d’ordination, Jean-Claude, Jean et moi, nous nous sommes prosternés, allongés dans le chœur de la cathédrale. Et pendant ce temps, l’assemblée présente, représentant l’Eglise terrestre, a demandé la prière et l’intercession de tous les saints du ciel, connus ou inconnus, pour que Dieu bénisse, sanctifie et consacre ceux qu’Il a appelés. Parmi ces saints, certains étaient papes, évêques, prêtres ou religieux, d’autres apôtres, martyrs, théologiens, d’autres encore grands-parents, parents, adolescents ou enfants. Les saints nous montrent comment vivre notre ordinaire de manière extraordinaire, comment voir le monde avec les yeux de Dieu, chacun selon son charisme et sa vocation propre. Les saints du ciel nous attendent, ils nous donnent rendez-vous pour l’éternelle rencontre avec Dieu, rencontre qui commence dès ici-bas, aujourd’hui, dans tous les actes de notre vie quotidienne.
Amen.
vendredi 3 juillet 2009
jeudi 2 juillet 2009
La vidéo des frères et soeur...
Voici la vidéo de mes frères et soeur, et la manière dont ils voient l'avenir.
Pas triste en perspective...
Pas triste en perspective...
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